En 2021, la Commission européenne a dressé la liste des produits stratégiques pour lesquels l'Union européenne est trop dépendante des fournisseurs étrangers. Parmi les 34 produits recensés, il y a diverses matières premières constituant les batteries, et des éléments de terres rares (ETR). Les ETR désignent 17 minéraux (parmi lesquels l'yttrium, le terbium, le néodyme). Ces petits éléments entrent dans la composition des moteurs électriques, batterie...

En 2021, la Commission européenne a dressé la liste des produits stratégiques pour lesquels l'Union européenne est trop dépendante des fournisseurs étrangers. Parmi les 34 produits recensés, il y a diverses matières premières constituant les batteries, et des éléments de terres rares (ETR). Les ETR désignent 17 minéraux (parmi lesquels l'yttrium, le terbium, le néodyme). Ces petits éléments entrent dans la composition des moteurs électriques, batteries, drones et éoliennes, pour ne citer qu'eux ; ils sont devenus essentiels.Si d'aucuns redoutent une pénurie d'ETR, c'est parce que la part de la Chine dans leur production mondiale s'élève à 83%; elle est suivie par l'Australie (8% seulement) et les Etats-Unis (3%). En outre, la Chine détient environ deux tiers des réserves mondiales d'ETR. En résumé, elle en contrôle les prix. Des pénuries de métaux dits stratégiques tels que le lithium, le cobalt, le tungstène, le manganèse, le graphite, le vanadium et le molybdène sont également à craindre. Mais les pays occidentaux, désireux de réduire leurs émissions de carbone, sont réticents à délivrer des permis pour les projets miniers. En Serbie, par exemple, le projet de lithium Jadar a été rejeté à l'une des dernières étapes du processus d'approbation. Les gouvernements misent sur une meilleure collaboration avec les pays producteurs de matières premières, ainsi que sur un recyclage accru. Mais la rareté est synonyme de prix élevés.Les investisseurs européens peuvent, depuis fin septembre, opter pour l'ETF américain VanEck Rare Earth and Strategic Metals, qui est également coté sur le Xetra, en Allemagne, sous le ticker VVMX GY et le code ISIN IE0002PG6CA6. VVMX gère plus de 100 millions de dollars et fait de l'ombre à l'indice MVIS Global Rare Earth/Strategic Metals, qui compte actuellement 20 sociétés. L'Australie y est le plus représentée (40%); suivent la Chine (31%) et les Etats-Unis et le Canada (ensemble, 19%). Advanced Metallurgical Group (AMG), qui s'échange sur Euronext Amsterdam, pèse 5,4 % dans l'indice, qui est repondéré chaque trimestre. VVMX est un tracker physique. Il applique des frais de gestion annuels de 0,59%. Il est moins liquide que sa variante américaine (ticker REMX), mais l'est assez pour les investisseurs particuliers.