Notez la date du 8 novembre dans votre agenda. Pour les marchés financiers, ce sera l'une des dates les plus importantes du dernier trimestre. Les Américains choisiront en effet leur nouveau président. Après huit années de Barack Obama, démocrate et le premier président noir de l'histoire des États-Unis, ce sera le tour soit de la première présidente, avec Hillary Clinton, soit du très atypique Donald Trump, qui est parvenu à obtenir l'investiture républicaine.
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Notez la date du 8 novembre dans votre agenda. Pour les marchés financiers, ce sera l'une des dates les plus importantes du dernier trimestre. Les Américains choisiront en effet leur nouveau président. Après huit années de Barack Obama, démocrate et le premier président noir de l'histoire des États-Unis, ce sera le tour soit de la première présidente, avec Hillary Clinton, soit du très atypique Donald Trump, qui est parvenu à obtenir l'investiture républicaine.Naturellement, les candidats à la présidence sont toujours très différents, mais en l'occurrence, ceux-ci diffèrent à des égards particuliers. Hillary Clinton n'est autre que la candidate de l'establishment. Elle fut même pendant huit ans la "first lady" dans les années nonante, alors que son époux Bill Clinton était président, et fut ministre des Affaires étrangères pendant le premier mandat d'Obama. Sa connaissance et son expérience au plus haut niveau politique contrastent nettement avec l'inexpérience de cet homme d'affaires mal dégrossi, Donald Trump, qui s'impose comme l'homme du peuple, avec son approche directe et radicale. Il touche aux aspects sensibles tels que la sécurité, l'immigration, la stagnation économique, la position affaiblie des États-Unis dans le reste du monde, et parvient ainsi à émouvoir les nombreux Américains insatisfaits au sein de la classe moyenne et ouvrière.Choisir entre Clinton ou Trump, c'est opter pour le statu quo ou le changement, la stabilité ou l'aventure. Sous Clinton, peu de choses changeront, tant au niveau national qu'international. Mais sous la pression de son opposant pendant les pré-élections, Bernie Sanders, elle devra accorder une plus grande attention aux plus faibles. Trump, en revanche, a des idées "révolutionnaires", telle celle d'ériger un mur pour retenir chez eux les Mexicains! Des tensions nationales et internationales seraient garanties, sous sa présidence. Par ailleurs, il est moins rétif à creuser la dette publique... Traditionnellement, Wall Street préfère un républicain à un démocrate. Cette fois, cela ne sera cependant pas le cas. Les observateurs pensent que les investisseurs préféreront le caractère prévisible et consensuel d'Hillary Clinton. Wall Street déteste l'incertitude.D'ailleurs, sous le président démocrate Obama, la Bourse s'est très bien comportée, alors que sous son prédécesseur, le Républicain George W. Bush, ce fut catastrophique. Plus tôt cette année, nous avons fêté la septième année de marché haussier! En mars 2009, en effet, le Standard& Poor's500 affichait 677points et pour l'heure, nous sommes à 2200, soit 220% plus haut.D'une durée actuelle de 90mois, c'est le quatrième marché haussier le plus long depuis 1900, et de loin supérieur à la moyenne du siècle dernier de 57mois. En termes d'ampleur, avec une hausse de 220%, il s'agit du cinquième marché plus robuste depuis 1900, et celle-ci dépasse nettement la moyenne historique de 165%.