Jusqu'ici, les indices boursiers n'ont pas excellé, cette année. En Belgique, de nombreuses actions individuelles, telles que bpost, Bekaert ou Proximus, ont été sanctionnées sévèrement. Tant les marchés européens qu'américains affichent un gain timide. Wall Street était nettement plus dans le vert il y a un an. Quant aux marchés émergents, ils connaissent pour la plupart une évolution catastrophique (Chine: -15%). Un pays, cependant, sort du lot... l'Inde!
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Jusqu'ici, les indices boursiers n'ont pas excellé, cette année. En Belgique, de nombreuses actions individuelles, telles que bpost, Bekaert ou Proximus, ont été sanctionnées sévèrement. Tant les marchés européens qu'américains affichent un gain timide. Wall Street était nettement plus dans le vert il y a un an. Quant aux marchés émergents, ils connaissent pour la plupart une évolution catastrophique (Chine: -15%). Un pays, cependant, sort du lot... l'Inde! La Bourse indienne a enregistré jusqu'au mercredi 1er août neuf séances record consécutives: l'indice Sensex s'est hissé au-delà des 37.500 points. Au printemps 2017, ce baromètre avait dépassé les 30.000 points pour la première fois. L'Inde est le seul des pays BRIC dont la Bourse est orientée à la hausse depuis cinq ans. La performance de la Bourse indienne sur la période est, de fait, bien meilleure que celles du Brésil, de la Russie et de la Chine.Depuis l'arrivée au pouvoir, en mai 2014, du charismatique Narendra Modi (parti nationaliste BJP), le sentiment à l'égard de l'Inde est nettement plus favorable. Les prévisions de croissance pour ce " sous-continent " abritant 1,2 milliard d'habitants sont supérieures, et de loin, à celles émises pour les autres pays BRIC. Il y a des ombres au tableau indien, certes. Des investissements considérables dans l'infrastructure sont nécessaires, par exemple. Sur ce plan, la Chine a bien avancé, au cours des dernières décennies; l'économie planifiée avait des avantages. Cela dit, le potentiel de la grande démocratie qu'est l'Inde demeure énorme. Le pays a fait état d'une croissance de 7,1% en 2017. Si cette année, un léger ralentissement est attendu, à 6,6%, l'an prochain cependant, sa croissance devrait à nouveau s'établir à 7,4%. L'Inde s'affirmera alors comme l'un des pays affichant la croissance la plus dynamique au monde. L'indice Sensex avait bien réagi à l'élection de Modi. En l'espace d'une année, il avait gagné quelque 50% et atteint un sommet au printemps 2015. La Bourse indienne n'a connu une période décevante qu'entre la mi-2015 et le début de 2016. Depuis l'entame de 2017, la tendance de l'indice phare de la place de Mumbai est, indéniablement, haussière: +40%. A 24 fois les bénéfices moyens de 2017 et 20 fois ceux attendus cette année, les actions indiennes sont celles des marchés émergents qui, en moyenne, s'échangent au prix le plus élevé. Il y a d'ailleurs un risque de surchauffe, comme en témoigne, pour ne citer que celle-ci, l'augmentation de capital (2,3 milliards de dollars) à laquelle a procédé le géant financier HDFC Bank.Nous conseillons dès lors aux investisseurs désireux de miser sur l'énorme potentiel de croissance de l'Inde d'attendre une correction pour acquérir une part du tracker Lyxor ETF MSCI India (16,55 euros; Euronext Paris; ticker INR; code ISIN: FR0010361683).