L'été touche à sa fin. Cela signifie que nous avons eu le temps d'élaborer notre stratégie d'investissement pour les prochains mois. Comme nous le pensions, les places boursières sont agitées, cette année; si les premiers mois ont été relativement calmes, depuis mai, le ciel est couvert. Et cette situation pourrait perdurer. Tant qu'un accord de paix n'est pas conclu entre Washington et Pékin, l'incertitude demeure sur les marchés et la probabilité d'une récession augmente. C'est une véritable crise de méfiance des marchés qu'entraîne le conflit comm...

L'été touche à sa fin. Cela signifie que nous avons eu le temps d'élaborer notre stratégie d'investissement pour les prochains mois. Comme nous le pensions, les places boursières sont agitées, cette année; si les premiers mois ont été relativement calmes, depuis mai, le ciel est couvert. Et cette situation pourrait perdurer. Tant qu'un accord de paix n'est pas conclu entre Washington et Pékin, l'incertitude demeure sur les marchés et la probabilité d'une récession augmente. C'est une véritable crise de méfiance des marchés qu'entraîne le conflit commercial. Plus inquiétante que ses effets directs, son incidence indirecte: en érodant la confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs, il compromet la croissance de l'économie mondiale. Donald Trump a tout intérêt, s'il veut être réélu, à faire part d'un accord avec la Chine d'ici la fin de l'année, le début de l'an prochain. Bien entendu, il serait préférable que le malaise boursier se dissipe bien avant. La seule perspective d'une paix pourrait initier un revirement positif. Pour notre part, c'est à ce scénario que nous croyons. Nous ne prévoyons dès lors pas que le conflit commercial se muera en une récession mondiale et signera la fin du plus long marché haussier de l'histoire de Wall Street. A notre estime, à la période de turbulences actuelle succéderont plusieurs belles années sur les marchés boursiers, entrecoupées, pour sûr, de phases de volatilité, naturelles. Or si les Bourses cessent de corriger et reprennent le chemin de la hausse, les refuges (métaux précieux, etc.) accuseront eux aussi un repli intermédiaire. Dans cette perspective, nous réduisons (encore) le poids des métaux précieux dans le portefeuille modèle, au profit des positions en actions. Un thème "Redressement" fait dès lors son apparition dans l'encadré "Portefeuille" que nous publions chaque semaine (généralement le jeudi) sur ce site. La semaine dernière, nous vous avions d'ailleurs présenté des actions (et secteurs) à fort potentiel de redressement. Le choix est vaste! En vue de profiter pleinement de l'appréciation attendue de leurs cours, nous entendons équilibrer les poids des thèmes "Redressement" et "Valeurs de base/trackers", lequel dernier figure dans le portefeuille modèle depuis des années. Ce faisant, la stabilité du portefeuille ne sera pas mise en péril. Mais choisir, c'est renoncer. L'ajout de ce thème passe en effet par l'abandon de deux autres, "Energie" et "Agriculture", secteurs qui n'en demeurent pas moins porteurs d'opportunités à long terme. Concrètement, nous regroupons 7C Solarparken, Cameco, Uranium Participation, Sipef et Tessenderlo au sein des "Valeurs de base/trackers" et intégrons d'ores et déjà dans le nouveau thème les candidats à un redressement Euronav et Südzucker.