Pour les actionnaires d'Ageas, ces derniers jours s'apparentent à un tour de Grande roue. Un tribunal néerlandais a en effet déterré la débâcle Fortis. Or la compagnie d'assurance Ageas est aujourd'hui l'ayant-droit de Fortis et sera donc la première à devoir délier les cordons de la bourse pour verser des dommages-intérêts si le Tribunal le décidait.
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Pour les actionnaires d'Ageas, ces derniers jours s'apparentent à un tour de Grande roue. Un tribunal néerlandais a en effet déterré la débâcle Fortis. Or la compagnie d'assurance Ageas est aujourd'hui l'ayant-droit de Fortis et sera donc la première à devoir délier les cordons de la bourse pour verser des dommages-intérêts si le Tribunal le décidait. Ce qui a incité nombre de nos lecteurs paniqués à nous appeler sur notre ligne de conseils avec une question précise : Que faire ? D'un côté, nous avons une compagnie d'assurances remise sur les rails opérationnels ces dernières années mais présentant une valorisation toujours faible. Et sur cette base, le seul conseil à donner serait : " digne d'achat ". Mais d'un autre côté, il y a la procédure judiciaire, qui pourrait encore s'accompagner d'incertitudes pendant plusieurs années. Et là, nous serions plutôt tentés de répondre : " Restez à l'écart " à nos lecteurs. Nous avons donc tranché et décidé de patienter. Le conseil que nous donnons est donc : " conserver/attendre ". Beaucoup d'investisseurs ont été désagréablement surpris par le repli de l'action Ageas (-13% la semaine dernière) parce qu'ils reprenaient justement espoir, voire avaient racheté le titre, que nombre d'analystes pressentaient comme le grand favori du second semestre. Ageas semble maudit. Tout comme d'ailleurs le favori de ce début d'année, EVS, qui ne parvient toujours pas à satisfaire les attentes et évolue à la baisse.Nouveau-venu : BarcoLe rôle de favori est donc un fardeau lourd à porter. On ne devient en effet favori que lorsqu'on figure sur de nombreuses listes d'achat et que les organismes favorables à un achat l'ont intégré dans leur portefeuille. La moindre nouvelle décevante est alors suffisante pour en faire disparaître l'action, en tout ou partie, ce qui se traduit par une chute de cours. Ce phénomène est fréquent, surtout à un stade avancé de la hausse.Pour notre part, nous préférons nous attarder sur les valeurs qui n'ont pas encore regagné toutes les faveurs des analystes, malgré une position de marché enviable, une gestion efficace, etc. Des circonstances temporaires, comme des fluctuations de devises, sont à la base de leur moins bonne performance. En début d'année, Intel était en net retrait sur Wall Street, et présentait en conséquence une valorisation bien plus faible que la moyenne de marché. Malgré une position de marché et une trésorerie confortables, notamment. Après le relèvement des attentes pour cette année, l'action a regagné en popularité et sa sous-valorisation s'est gommée, après une hausse de cours de 40%. La hausse de cours pourrait bien entendu se poursuivre, mais nous sommes déjà heureux de pouvoir revoir cette action avec une plus-value de plus de 20%, pour la 8e fois cette année.Ces dernières années, Barco fut elle aussi en retrait, ce qui a valu au titre de perdre les suffrages des investisseurs. Récemment, une nouvelle déception a encore ramené le titre au plancher des dernières années, entre 52 et 54 EUR. Avec la vente de la division 'Defense&Aerospace' en perspective, cependant, le moment nous semble venu de se repositionner.