En mai, pour la première fois depuis novembre 2014, le prix du baril de brut s'est hissé au-delà des 80 dollars. Le marché craint une diminution de l'offre en raison des échanges belliqueux entre les Etats-Unis et l'Iran, et des problèmes de production que rencontre le Venezuela.
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En mai, pour la première fois depuis novembre 2014, le prix du baril de brut s'est hissé au-delà des 80 dollars. Le marché craint une diminution de l'offre en raison des échanges belliqueux entre les Etats-Unis et l'Iran, et des problèmes de production que rencontre le Venezuela. Nous vous avions prévenus: en raison du règlement PRIIP, l'assortiment de trackerscotés sur les Bourses américaines se contracterait. Et force est de constater qu'il n'est plus possible de renforcer les positions dans le tracker sur le pétrole que nous avions recommandé d'acheter, l'US Brent Oil Fund (ticker BNO). Que l'investisseur qui le détient encore en portefeuille ne le vende surtout pas à la hâte! Sachez qu'il existe une solution de rechange en Europe: le tracker ETFS Brent Crude, coté en Bourse de Francfort (Xetra; ticker OOEA). Mais pour l'heure, nous ne conseillons plus de prendre une position longue sur le pétrole brut. Le baril est aujourd'hui plus de moitié plus cher qu'il y a 12 mois et techniquement, il est suracheté.Le prix du brut à court terme pourrait certes encore prendre de la hauteur, si la situation au Moyen-Orient se détériorait, par exemple. Mais fondamentalement, des prix supérieurs à 80 dollars ne sont pas tenables, et aucun acteur n'y tient, d'ailleurs. La production américaine d'or noir pulvérise ses records semaine après semaine, et le nombre de plateformes de forage en service, un indicateur de la production future, n'a plus été aussi élevé depuis trois ans. Le Ministère américain de l'Energie prévoit que cette année, la production avoisinera les 11,2 millions de barils par jour. La plupart des membres de l'Opep disposent de suffisamment de capacité pour accroître leur production. Le CEO du groupe énergétique britannique BP, Bob Dudley, pense lui aussi que la récente hausse du baril de brut, à plus de 80 dollars, n'est pas durable. Il pronostique que le prix de l'or noir baissera, pour s'établir dans une fourchette comprise entre 50 et 65 dollars. Le règlement PRIIP n'interdit pas les échanges de produits à levier cotés sur Euronext. L'émetteur GS Markets, par exemple, compte plusieurs turbos short ayant des leviers compris entre 2,4 et 22.