Nous ne savons toujours pas quand aura lieu le premier relèvement des taux américains que Ben Bernanke avait, en 2008, au lendemain de la crise financière, ramené à zéro. Une décision qui entrera dans les annales dans la mesure où le dernier relèvement effectif de taux remonte à juin 2006, il y a près de dix ans déjà.
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Nous ne savons toujours pas quand aura lieu le premier relèvement des taux américains que Ben Bernanke avait, en 2008, au lendemain de la crise financière, ramené à zéro. Une décision qui entrera dans les annales dans la mesure où le dernier relèvement effectif de taux remonte à juin 2006, il y a près de dix ans déjà. La Federal Reserve semble toutefois s'offrir le temps de la réflexion... Sa présidente, Janet Yellen, n'a toujours pas annoncé de date officielle. Nous devrons jusque-là nous contenter de l'information selon laquelle la Banque centrale est satisfaite du redressement du marché de l'immobilier et de l'emploi, mais que des données supplémentaires seront nécessaires avant de procéder au relèvement effectif des taux. C'est ce 7 août que le rapport de l'emploi relatif au moins de juillet sera présenté. S'il est supérieur aux prévisions, un pas de plus sera franchi vers ledit relèvement en septembre. D'autre part, la croissance de l'économie américaine est ressortie à 2,3% au 2e trimestre sur la base des premières estimations, ce qui est inférieur au consensus de 2,5% mais constitue en revanche un argument en défaveur du resserrement. Il n'est dès lors pas certain que celui-ci interviendra. Finalement, la Fed a apaisé les marchés financiers américains. Les traders préfèrent penser que les marchés ont été endormis, qui qualifient les échanges actuels d'" ennuyeux ". Il est vrai que depuis le début de cette année, les fluctuations de Wall Street sont particulièrement faibles, et les marchés obligataires oscillent à l'avenant depuis quelque temps, dans une bande étroite de 2 à 2,5% pour le taux américain à dix ans. Sur les marchés des devises également, le dollar est plus ou moins revenu au calme ces derniers mois et semaines après une sensible hausse face à l'euro durant les mois qui avaient précédé.Retardataires européensNous continuons de croire que les Bourses américaines ont déjà donné le meilleur d'elles-mêmes. Ce qui ne les empêcherait pas de connaître un sursaut au cours des prochains mois. Paradoxalement, celui-ci pourrait intervenir après ledit relèvement de taux. Les marchés boursiers européens sont mieux orientés. Même si, pour retrouver l'entrain de ce début d'année, les dossiers grec et chinois doivent encore disparaître au second plan. Pour autant, nous anticipons de nouveaux sommets annuels, notamment pour l'indice Eurostoxx50. Tant que nous sommes au-delà des 3700 - 3800 points (précédents sommets cette année), la voie est ouverte vers une ascension au-delà des 4000 points. Nous continuons de nous concentrer en priorité sur les actions et secteurs restés en retrait. Ces dernières années, un secteur en particulier a navigué en eaux troubles : les services d'utilité publique. L'absence de croissance (économique) au sein de la zone euro a également contraint les entreprises de ce secteur à s'attaquer à leur problème de dettes. Il s'agit systématiquement de valeurs restées en retrait. Citons, dans le BEL20, Engie : après des résultats semestriels supérieurs aux prévisions, le titre est, à notre estime, capable d'opérer un mouvement de rattrapage (lire la rubrique Flash).