En Bourse comme ailleurs, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Avec seulement un mois (septembre) dans le rouge, 2021 a été un cru excellent grâce aux mesures publiques, favorables aux investisseurs en actions. Hélas, la hausse de 15 à plus de 20% des marchés, l'an dernier, a été largement gommée depuis début janvier: les indices boursiers ont pris un faux départ et signent un mauvais premier trimestre.
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En Bourse comme ailleurs, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Avec seulement un mois (septembre) dans le rouge, 2021 a été un cru excellent grâce aux mesures publiques, favorables aux investisseurs en actions. Hélas, la hausse de 15 à plus de 20% des marchés, l'an dernier, a été largement gommée depuis début janvier: les indices boursiers ont pris un faux départ et signent un mauvais premier trimestre.Dès lors, la réunion de la banque centrale américaine, la semaine dernière, était très attendue. En termes monétaires, aucun des scénarios actuellement sur la table n'est idéal. La Réserve fédérale (Fed) a trop largement sous-estimé le problème de l'inflation ces six à neuf derniers mois. Les gouverneurs repenseront avec nostalgie aux années où ils étaient encore en mesure de donner un caractère très prévisible à la politique de taux. Sans l'ombre d'un doute, cette période est révolue. La Fed a vu son image entachée et doit à présent choisir entre la peste (contraction de l'économie) et le choléra (inflation galopante), tout en sachant qu'elle sera critiquée dans tous les cas.Comme attendu, la Fed a mené sa première hausse de taux (+25 points de base) en plus de trois ans et compte poursuivre dans cette voie lors des prochaines réunions de 2022. Le président Jerome Powell a ajouté d'un ton rassurant qu'une analyse du conflit ukrainien (du point de vue de son incidence sur l'inflation, mais aussi sur la conjoncture américaine) serait faite à chaque réunion. Pour lui, l'économie est suffisamment vigoureuse pour faire face à une augmentation graduelle du taux directeur.C'est un message réconfortant pour Wall Street et les autres places boursières, et il se pourrait bien que nous ayons touché le plancher. Le marché haussier séculaire de Wall Street, qui dure depuis 2009, entre dans une nouvelle phase de hausse. Nous nous rapprochons du sommet et les pointes vagues haussières vont se faire rares; l'heure est venue d'en tirer le meilleur parti. Les dernières semaines ont déjà constitué de bonnes opportunités d'achat. Ce mouvement ascendant pourrait bien permettre à l'indice Standard & Poor's 500 de signer plusieurs nouveaux records, au-delà des 5.000 points.D'ici là, cependant, nous connaîtrons certainement encore quelques jours, quelques semaines difficiles ces prochains mois. Convaincus que le plancher est atteint, nous avons mobilisé l'ensemble de notre trésorerie, qui dépassait encore 30% du portefeuille il y a exactement un mois. L'histoire nous dira si le 7 mars aura marqué la capitulation des marchés boursiers européens. Nous nous félicitons toutefois d'avoir constitué une solide position de trésorerie, qui nous a permis d'acquérir, ces dernières semaines, un lot d'actions européennes et américaines de premier plan (ASML Holdings, Volkswagen ou encore Microsoft) à des prix très attractifs.