Pendant de longues années, les observateurs n'ont eu d'yeux que pour la croissance de la Chine. L'Inde, en revanche, éveillait suspicions et méfiance. Depuis la victoire aux élections, en mai 2014, du charismatique Narendra Modi du parti nationaliste hindou BJP, l'opinion publique a bien changé.
...

Pendant de longues années, les observateurs n'ont eu d'yeux que pour la croissance de la Chine. L'Inde, en revanche, éveillait suspicions et méfiance. Depuis la victoire aux élections, en mai 2014, du charismatique Narendra Modi du parti nationaliste hindou BJP, l'opinion publique a bien changé.Les prévisions de croissance de ce " sous-continent " abritant une population jeune de 1,2 milliard d'âmes sont désormais nettement plus prometteuses que celles des autres pays qui composent l'acronyme BRIC. Les projections pour le Brésil et la Russie sont même dramatiques. Il y a quelques années, on prédisait que l'Inde enregistrerait une croissance supérieure à celle de la Chine en 2017 ou en 2018. En réalité, c'est le cas depuis l'an dernier déjà.La majorité des observateurs s'accordent à dire que l'Inde connaîtra cette année encore une croissance supérieure (7,4%) à celle de la Chine (prévision officielle de 6,8%, mais la réalité devrait être nettement moins réjouissante). C'est évidemment aussi lié à l'évolution de la Chine, dont la croissance ralentit de plus en plus. Si on se limite aux indicateurs qui ne peuvent être manipulés par l'État, comme la production d'électricité et le transport par rails, sa croissance ne s'élève plus qu'à 2 ou 3% ! Ce qui incite les journaux à titrer : " India is making China look old " (" Par rapport à l'Inde, la Chine a pris un coup de vieux "). De plus en plus souvent, les stratèges évoquent la notion de changement de paradigme au sujet de l'Asie. Pour autant, la situation de l'Inde même mérite qu'on s'y attarde également. Le tableau n'est en effet pas parfait. Modi a mis plusieurs réformes en place, a laissé plus de place à l'initiative privée et s'est attaqué à la bureaucratie, mais plusieurs réformes cruciales n'ont pas encore été décidées. Par ailleurs, le directeur (depuis fin 2013) de la Banque centrale indienne (RBI), le brillant économiste Raghuram Rajan, a récemment été encensé. A plusieurs reprises, il a étonné les marchés par des abaissements de taux.L'indice Sensex a initialement réagi avec enthousiasme à l'arrivée au pouvoir de Modi ; il a progressé de quelque 50% en un an (printemps 2014 au printemps 2015) mais depuis lors, la hausse s'est d'abord complètement arrêtée, puis muée en repli. Depuis le début de l'année, le baromètre boursier de l'Inde a reflué de quelque 10% et sur une base annuelle, de 20%. Sur cinq ans, l'indice affiche cependant toujours une hausse de 30%. A 17 fois les bénéfices attendus, la Bourse n'est pas bon marché. La moindre dépendance du pays à l'économie mondiale et surtout le fait qu'il soit plus grand consommateur que producteur de matières premières jouent toutefois en faveur de la Bourse indienne.Avec Velcan, nous misons en Inde sur les changements opérés depuis l'arrivée au pouvoir de Modi sur les plans de la bureaucratie, de l'énergie et de l'infrastructure. Nous suivons aussi de près Vedanta Resources, le groupe minier indien diversifié coté à Londres. Si vous souhaitez miser globalement et pour le long terme sur le potentiel de croissance de l'Inde, le tracker Lyxor ETF India (11,8 EUR ; Euronext Paris ; code ISIN FR0010361683) peut également être une option.