À présent que l'actualité des autres pays BRIC - Brésil, Russie et Chine - s'est nettement dégradée par rapport à la décennie écoulée, nos abonnés s'interrogent de plus en plus au sujet de leurs investissements en Inde. Le nouvel Eldorado? La Bourse indienne a, il est vrai, connu une évolution nettement plus intéressante que celle de ses homologues BRIC, une performance directement corrélée à l'amélioration des chiffres de croissance.
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À présent que l'actualité des autres pays BRIC - Brésil, Russie et Chine - s'est nettement dégradée par rapport à la décennie écoulée, nos abonnés s'interrogent de plus en plus au sujet de leurs investissements en Inde. Le nouvel Eldorado? La Bourse indienne a, il est vrai, connu une évolution nettement plus intéressante que celle de ses homologues BRIC, une performance directement corrélée à l'amélioration des chiffres de croissance.Pendant de longues années, les observateurs n'ont eu d'yeux que pour la croissance de la Chine. L'Inde, en revanche, éveillait suspicions et méfiance. Depuis la victoire aux élections, en mai 2014, du charismatique Narendra Modi du parti nationaliste hindou BJP, l'opinion publique a bien changé.Les prévisions de croissance de ce "sous-continent" abritant une population jeune de 1,2milliard d'âmes sont désormais nettement plus prometteuses que celles des autres pays qui composent l'acronyme BRIC. Toutes les institutions pensent désormais que l'Inde connaîtra cette année une croissance nettement supérieure (proche de 7,5%) à celle de la Chine (6 à 6,5% de croissance "officielle", mais la réalité est nettement moins alléchante). Pour autant, le tableau n'est pas parfait. Modi a certes mis en place plusieurs réformes, laisse plus de latitude à l'initiative privée et s'est attaqué à la lourdeur bureaucratique, mais plusieurs réformes déterminantes n'ont pas encore été réalisées. Par ailleurs, le directeur (depuis fin 2013) de la Banque centrale indienne (RBI), le brillant économiste Raghuram Rajan, a annoncé son départ après un terme de trois ans, pour rejoindre le monde académique. Une lourde perte pour l'économie du pays. L'indice Sensex a initialement réagi avec enthousiasme à l'arrivée au pouvoir de Modi; il a progressé de quelque 50% en un an (printemps 2014 au printemps 2015). Ensuite, la situation s'est assombrie, jusqu'au printemps 2016. Ces derniers mois, l'indice affiche une amélioration qui lui a permis de récupérer la perte de cette année. Sur cinq ans, il affiche toujours une hausse de 30%, ce qui est nettement supérieur à l'évolution moyenne des pays émergents. À 17fois les bénéfices attendus, la Bourse n'est pas bon marché. La faible dépendance de l'Inde à l'économie mondiale et, surtout, le fait que le pays soit plus grand consommateur que producteur de matières premières jouent toutefois en faveur de la Bourse indienne.Avec Velcan, nous misons en Inde sur les changements opérés depuis l'arrivée au pouvoir de Modi sur les plans de la bureaucratie, de l'énergie et de l'infrastructure. Nous suivons aussi de près Vedanta Resources, le groupe minier indien diversifié coté à Londres. Si vous souhaitez miser globalement et pour le long terme sur le potentiel de croissance de l'Inde, le tracker Lyxor ETF India (11,8EUR; Euronext Paris; code ISIN FR0010361683) peut également être une option.