Les indices boursiers chinois ont cédé 25% en moyenne depuis janvier. Le cycle économique a déjà dépassé son sommet (lire: la croissance ralentit) et les tensions commerciales avec les Etats-Unis n'ont pas encore diminué. Au 3e trimestre, la croissance du produit intérieur brut a stagné à 6,5%, son plus faible niveau depuis le premier trimestre de 2009.
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Les indices boursiers chinois ont cédé 25% en moyenne depuis janvier. Le cycle économique a déjà dépassé son sommet (lire: la croissance ralentit) et les tensions commerciales avec les Etats-Unis n'ont pas encore diminué. Au 3e trimestre, la croissance du produit intérieur brut a stagné à 6,5%, son plus faible niveau depuis le premier trimestre de 2009. Ce chiffre ayant été soutenu par les commandes passées en prévision de l'application des taxes à l'importation américaines, la croissance ne devrait pas s'accélérer dans l'immédiat. Le FMI a abaissé à 6,2% ses prévisions de croissance pour 2019. La chute de la devise est une autre cause. Le yuan (CNY), qui a perdu 10% face au dollar depuis avril, a désormais atteint son niveau le plus bas depuis mai 2008. Toute appréciation du dollar se traduit par une hausse des dépenses d'importation de l'énergie et d'autres matières premières, au détriment des marges bénéficiaires des entreprises. Le gouvernement chinois est intervenu pour endiguer le repli boursier, en resserrant, il y a quelques mois, les conditions d'octroi de crédit. Combiné, l'endettement public et privé atteint le niveau record de 34 milliards de dollars. En Chine, les actions sont souvent offertes en garantie pour les crédits: un nouveau repli boursier pourrait donc engendrer une vague de ventes forcées. Mais les autorités ne laisseront pas les choses aller si loin. Des mesures monétaires et fiscales sont d'ores et déjà annoncées.Pour miser sur la Bourse chinoise, les particuliers n'ont souvent d'autre choix que les trackers. Emis par BlackRock, l'iShares China Large Cap ETF s'échange sur Euronext Amsterdam (ticker: FXC, code ISIN: IE00B02KXK85). Il réplique l'évolution de l'indice FTSE China 50, qui regroupe les 50 entreprises chinoises les plus grandes et les plus liquides cotées à Hong Kong. Le secteur le plus représenté est le financier (46%), suivi par la communication (18%) et l'énergie (12%). La commission de gestion annuelle s'élève à 0,74%.Il est également possible d'opter pour le HSBC MSCI China ETF, coté à Paris (ticker: CNY, code ISIN: IE00B44T3H88). Son sous-jacent est le MSCI China index, dont les 461 titres qui le composent assurent une appréciable diversification. Le financier (24%), les technologies (23%) et les biens de consommation (18%) y sont les secteurs le plus représentés. La commission de gestion est fixée à 0,6% l'an.