Le secteur des soins de santé profite assurément des tendances structurelles. La pharmacie et la biotechnologie bénéficient de l'explosion de la population mondiale (de 2,5milliards d'âmes en 1950 à 9milliards d'ici 2050), ensuite de l'énorme progression de l'espérance de vie au niveau mondial (de 47ans en 1950 à 77ans d'ici 2050). Au cours des cinquante dernières années, le nombre de personnes âgées de plus de 65ans a triplé et est appelé à connaître encore un triplement au cours des cinq décennies à venir. Ce qui ne sera pas sans incidence sur le secteur des soins de santé.
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Le secteur des soins de santé profite assurément des tendances structurelles. La pharmacie et la biotechnologie bénéficient de l'explosion de la population mondiale (de 2,5milliards d'âmes en 1950 à 9milliards d'ici 2050), ensuite de l'énorme progression de l'espérance de vie au niveau mondial (de 47ans en 1950 à 77ans d'ici 2050). Au cours des cinquante dernières années, le nombre de personnes âgées de plus de 65ans a triplé et est appelé à connaître encore un triplement au cours des cinq décennies à venir. Ce qui ne sera pas sans incidence sur le secteur des soins de santé. Cela n'offre évidemment aucune garantie pour les investissements individuels dans le secteur pharma. Ce qui est plus vrai encore en biotechnologie que dans le secteur de la pharmacie. Mais notre pays figure dans le haut du classement au niveau mondial dans le secteur des soins de santé. Et cela se traduit notamment par un grand nombre de sociétés biotechnologiques au sein d'Euronext Bruxelles. Beaucoup d'entre elles y sont même arrivées très récemment. À l'horizon 2025, nous entrevoyons un important potentiel pour le secteur biotech. Nous sommes absolument convaincus que plusieurs de nos chevaux passeront la ligne d'arrivée. Ajoutons à cela cependant que la biotech n'est pas un secteur pour tous, vu le risque supérieur à la moyenne. En fin de compte, l'issue est binaire: soit le médicament est commercialisé (ce qui arrive parfois), soit il ne l'est pas (ce qui arrive très souvent). Il suffit pour s'en convaincre de se souvenir des récentes déceptions connues chez Genticel et Celyad (lire également les Questions des lecteurs), ou encore du récit de ThromboGenics, avec Jetrea, qui nous a aussi appris que la voie vers la commercialisation est parsemée d'embûches. La société louvaniste nous a démontré que lorsqu'une société traverse plusieurs phases cliniques sans heurts, le cours peut progresser de centaines de pour cent. Dans le cas de Galapagos (lire en rubrique Actions), nous sommes arrivés trop tard l'an dernier: les résultats d'étude clinique favorables pour son anti-rhumatisme et la cotation boursière sur Wall Street ont catapulté la valeur boursière au-delà de 1, puis de 2milliards EUR. Mais l'an dernier, nous avons déjà réduit les positions dans Ablynx (résultats positifs de la monothérapie pour l'anti-rhumatisme; nous y reviendrons en détail la semaine prochaine), dans Bone Therapeutics (qui pourrait changer la donne en matière de thérapie osseuse) et MDxHealth (test reconnu dans la lutte contre le cancer de la prostate, notamment). Ajoutons-y aussi Argen-x (très prometteur dans le traitement du cancer et des maladies immunitaires). Mais aussi Mithra Pharmaceuticals, que nous vous présentons une nouvelle fois cette semaine (lire notre Flash). La société liégeoise a été introduite en Bourse l'an dernier et pourrait signer une importante percée dans le segment de la médecine féminine (contraception et ménopause). Notre intention est de suivre le parcours de chacune de ces sociétés. Nous savons déjà que cela ne sera pas un long fleuve tranquille; nous connaîtrons des sommets très hauts et des planchers très bas. Mais nous devrions pouvoir y offrir une réponse. Par ailleurs, le sentiment de marché général a aussi indéniablement un grand impact sur la valorisation des sociétés biotech. C'est la raison pour laquelle nous contenons le nombre de positions et misons sur plusieurs chevaux simultanément. Un ou deux succès sur cinq suffiront pour nous garantir un rendement supérieur. C'est d'ailleurs, selon nous, un minimum, compte tenu des risques pris.