Même s'il continue à surfer sur une tendance haussière, l'or a déjà subi deux corrections temporaires cette année.
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Même s'il continue à surfer sur une tendance haussière, l'or a déjà subi deux corrections temporaires cette année. Une première en mars, à la suite du dernier relèvement des taux de la Réserve fédérale. Le métal jaune était redescendu à 1200 dollars l'once, pour repartir en direction des 1300 dollars à partir du 15 mars -notamment quand l'enthousiasme suscité par le président Trump a commencé à retomber. Une combinaison de hausse des taux à court terme et de baisse des taux à long terme avait aplani la courbe des taux. La révision à la baisse des prévisions de croissance a à nouveau pesé sur les taux longs ces dernières semaines. Ils se trouvent même sous le niveau de la hausse des prix à la consommation. Cela signifie que le taux réel est et reste négatif. C'est théoriquement un environnement très propice à un actif non porteur d'intérêt comme l'or. Le regain de tensions géopolitiques est également favorable au métal jaune. Les menaces de guerre en Syrie et Corée du Nord restent un facteur de risque latent pour les marchés financiers. La deuxième correction est plus récente. Elle trouve son origine dans le résultat du premier tour des élections présidentielles en France. Mais on aurait tort d'y voir une lourde correction. De nombreux investisseurs en or ont vu dans l'euphorie déclenchée par la victoire de Macron l'occasion de procéder à quelques prises de bénéfices. Goldman Sachs et UBS se sont notamment empressées d'abaisser leurs prévisions pour le métal précieux à 1200 dollars. Sur les quatre premiers mois de l'année, l'or affiche un gain de 10% en dollar et de 5% en euro. Une réelle percée et l'infléchissement définitif de la tendance baissière amorcée en 2011 nécessitent une avancée au-dessus de 1360 - 1400 dollars l'once. Dans sa Gold Survey 2017, Gold Fields Mineral Services évoque un cours moyen de l'or de 1259 dollars l'once. L'institution voit le métal jaune continuer à progresser à long terme sous l'effet de l'aversion au risque croissante des investisseurs et d'un redressement de la demande physique en Asie, combiné à une contraction de la production minière. Nous ne serions pas étonnés si cette percée intervenait beaucoup plus tôt. Il est possible de miser sur ce scénario par le biais du tracker sur or physique SPDR Gold Shares et du tracker sur mines d'or VanEck Vectors Goldminers.