Les marchés boursiers européens ont reculé bien plus nettement (à concurrence de plus du double) que les places américaines. C'est surprenant à deux égards. Tout d'abord, parce que depuis quelques années, les stratégistes et analystes européens sont globalement d'accord sur le fait que les Bourses européennes recèlent davantage de potentiel d'appréciation que le marché américain, plus cher (mais l'évolution des marchés ne va donc, cette année non plus, pas dans ce sens; depuis le début de 2017, Wall Street a progressé ...

Les marchés boursiers européens ont reculé bien plus nettement (à concurrence de plus du double) que les places américaines. C'est surprenant à deux égards. Tout d'abord, parce que depuis quelques années, les stratégistes et analystes européens sont globalement d'accord sur le fait que les Bourses européennes recèlent davantage de potentiel d'appréciation que le marché américain, plus cher (mais l'évolution des marchés ne va donc, cette année non plus, pas dans ce sens; depuis le début de 2017, Wall Street a progressé deux fois plus rapidement environ que la moyenne européenne). Ensuite, parce que les économistes et les stratégistes apprécient de plus en plus les économies européennes. Certaines institutions évoquent même plusieurs années dorées depuis l'annonce récente, par la Commission européenne, d'une croissance économique de 2,2% pour l'Union cette année - soit le rythme de croissance le plus rapide depuis l'éclatement de la crise bancaire et la Grande récession, et un chiffre bien supérieur à celui de 1,7% pronostiqué en mai. Selon de nombreux économistes donc, nous assistons non pas à un rebond temporaire, mais aux prémices d'un mouvement plus marqué. Grâce à une inflation faible à modérée et à des taux durablement bas, ce chiffre de croissance pourrait, ajoutent ces spécialistes, se maintenir des années durant. Il est seulement regrettable pour les investisseurs en actions européens qu'après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle française, l'amélioration de la conjoncture économique se soit traduite par une hausse de l'euro, davantage que par un redressement des indices boursiers européens. Nous avons anticipé ce repli bien trop tôt pour pouvoir anticiper son caractère modéré (5 à 7%). Nous avions pour notre part d'ores et déjà accumulé nombre de liquidités pour pouvoir tirer profit de cette correction. Nous poursuivrons dans cette voie au cours des prochaines semaines, car nous pensons que la pause marquée par la hausse boursière durera un temps encore. Nous procéderons donc progressivement et sans hâte.Nous répétons que malgré des valorisations historiquement supérieures à la moyenne, nous ne sommes pas à la veille du krach que redoutent certains: il faudrait pour cela que les taux soient résolument à la hausse, ce qui n'est pas le cas. Le repli actuel est sain. Parmi les actions que nous surveillerons ces prochaines semaines dans le but de les acquérir, et pour lesquelles nous pourrions établir des limites d'achat, citons ABInBev, Lotus Bakeries et Ontex. Avec elles, nous pourrions recommencer à étoffer notre thème Valeurs de base et trackers.