La Belgique n'est pas seule à se préparer à des élections d'une importance cruciale. En Inde aussi, le monde politique est sur des charbons ardents. Sauf qu'en l'occurrence, ces élections sont même les plus importantes de son histoire. Pas moins de 814,5 millions d'Indiens auront l'opportunité de se rendre aux urnes dans 930.000 (!) bureaux électoraux. Lors des précédentes élections de 2009, ils étaient environ 100 millions de moins (713 millions). Cette fois donc, ils s'exprimeront en neuf phases, qui s'étaleront sur cinq semaines, entamées le 7 avril dernier et qui se termineront la semaine prochaine (le 12 mai). Les résultat...

La Belgique n'est pas seule à se préparer à des élections d'une importance cruciale. En Inde aussi, le monde politique est sur des charbons ardents. Sauf qu'en l'occurrence, ces élections sont même les plus importantes de son histoire. Pas moins de 814,5 millions d'Indiens auront l'opportunité de se rendre aux urnes dans 930.000 (!) bureaux électoraux. Lors des précédentes élections de 2009, ils étaient environ 100 millions de moins (713 millions). Cette fois donc, ils s'exprimeront en neuf phases, qui s'étaleront sur cinq semaines, entamées le 7 avril dernier et qui se termineront la semaine prochaine (le 12 mai). Les résultats du scrutin seront connus le 16 mai. A en croire les observateurs, il pourrait s'agir d'élections historiques dans la mesure où le Parti du Congrès, en place depuis 1952, pourrait être renversé. Le parti nationaliste hindou de l'opposition BJP, emmené par le charismatique mais non moins controversé Narendra Modi, est en lice pour le remplacer. Modi s'emparera en effet probablement du poste de Premier-ministre actuellement occupé par Manmohan Singh, qui ne souhaite pas assurer de nouveau mandat. Un autre parti est bien placé dans les sondages : l'AAP, un (nouveau) parti anti-corruption. L'économie indienne, loin d'être florissante (croissance en baisse et inflation élevée) et la corruption qui gangrène le pays sont dès lors très logiquement les principaux axes de ces élections. Diverses possibilitésL'insatisfaction des électeurs est compréhensible. Aucun autre pays au monde ne présente de plus enthousiasmantes perspectives de croissance à long terme que la République indienne. Celle-ci abrite du reste une population assez jeune de 1,2 milliard d'habitants, mais est aussi le pays le plus pauvre des BRIC et même du G-20, avec un revenu annuel moyen de 1527 USD par habitant. L'Inde occupe la 94eplace du classement mondial.La plus grande démocratie au monde ne peut s'en prendre qu'à elle-même : l'Etat n'est parvenu, au cours des dernières années, ni à mettre en place les réformes nécessaires sur le marché du travail, en matière d'énergie et de terres, ni à améliorer l'infrastructure pitoyable, ni à combattre efficacement la corruption.Et pourtant, l'indice Sensex a atteint un record (à 22.600 points). Du moins en devise locale, la roupie indienne (INR). Car en dollar (USD), il se situe au même niveau qu'à l'automne 2011. Sa situation est cela dit nettement plus enviable que celle des Bourses chinoises. Ces derniers mois, la Bourse indienne a en effet amorcé une franche ascension, anticipant un changement de politique à la tête du pays et une meilleure approche des problématiques propres à l'Inde. Il existe plusieurs possibilités de miser sur les réformes à venir. Notamment au travers du fonds fermé coté sur le NYSE India Fund (22,2 USD; ticker IFN; 11% de décote par rapport à la VNI; code ISIN US4540891037). Mais aussi des trackers db x-trackers MSCI India ETF (Deutsche Bank; Bourse de Francfort; 6,52 EUR; code ISIN LU14695187) et Lyxor UCITS ETF MSCI India (Bourse de Paris; 10,30 EUR; code ISIN FR0010361683). Ces instruments permettent de miser sur le potentiel énorme du pays à (très) long terme.