Voici la dernière Stratégie avant notre trêve d'été ; nous regrettons de ne pouvoir annoncer le dénouement de la crise grecque avant de partir en vacances... Le sommet européen de mardi dernier fut un nouveau coup d'épée dans l'eau, la seule nouveauté résidant dans l'échéance du dimanche 12 juillet prochain. Ce jour-là, nous saurons si la Grèce sort de la zone euro ou non. Le seul avantage de ces rebondissements est que les marchés financiers auront pu se préparer au Grexit éventuel. N'oublions pas que depuis la mi-avril, les Bourses eur...

Voici la dernière Stratégie avant notre trêve d'été ; nous regrettons de ne pouvoir annoncer le dénouement de la crise grecque avant de partir en vacances... Le sommet européen de mardi dernier fut un nouveau coup d'épée dans l'eau, la seule nouveauté résidant dans l'échéance du dimanche 12 juillet prochain. Ce jour-là, nous saurons si la Grèce sort de la zone euro ou non. Le seul avantage de ces rebondissements est que les marchés financiers auront pu se préparer au Grexit éventuel. N'oublions pas que depuis la mi-avril, les Bourses européennes ont rétrocédé 10 à 15% des généreuses plus-values engrangées au cours des premiers mois de l'année.La Banque centrale européenne (BCE) a probablement elle aussi un scénario d'urgence sous le coude. Il lui faudra en effet réagir au quart de tour, en cas de sortie de la Grèce, pour étouffer dans l'oeuf la dangereuse flambée des taux espagnol, italien et portugais. Son arme ? Le programme de rachats obligataires mensuels à hauteur de 60 milliards EUR. Nous pensons que les dégâts seront somme toute limités, dès lors, si le " clash " avait finalement bel et bien lieu. D'autre part, nous prévoyons un rallye de soulagement (important) dans l'hypothèse où un accord (temporaire/partiel) était atteint ce dimanche.Return amputé de moitiéCes derniers jours et semaines, on notera surtout l'implosion des marchés chinois. L'adage boursier " what goes up, must come down " s'applique à nouveau parfaitement. Entre novembre de l'an dernier et juin 2015, l'indice Shanghai Composite a doublé, mais sa chute est encore plus rapide, car nous sommes à nouveau un tiers plus bas et de nombreux jeunes investisseurs chinois (inexpérimentés) en actions se retrouvent le bec dans l'eau.Hélas, la chute des places locales chinoises n'est pas sans retombées sur les autres marchés, particulièrement ceux des matières premières et des actions. Les investisseurs craignent en effet que la raclée prise par les Bourses chinoises affecte l'économie chinoise déjà mal en point, voire l'économie mondiale. Nous ne partageons pas ces craintes. La forte hausse des Bourses au cours des douze derniers mois a en effet également soutenu la croissance de l'économie chinoise. Qui plus est, les autorités sont prêtes à soutenir l'économie et les marchés. Nous y voyons davantage une opportunité d'achat qu'une raison de vendre dans un vent de panique.La crainte d'un Grexit associée aux dangers qui menacent les marchés boursiers chinois a amputé de moitié le return de notre portefeuille. Alors que nous frisions les 20% fin mai, aujourd'hui, nous arrivons péniblement à 10%. Ce chiffre demeure, cela dit, très honorable, compte tenu du rendement inexistant des autres formes de placement.