Il y a près de deux semaines se tenait le Happening de la VFB (la Fédération flamande des investisseurs), organisé pour la première fois à Grand-Bigard. Au fil des éditions, cet événement est devenu la grand-messe des investisseurs particuliers belges ; il n'est plus réservé désormais aux néerlandophones, mais accueille aussi de plus en plus d'épargnants francophones. Ce qui est évidemment le résultat logique de l'embellie boursière. A plus forte raison depuis que Mario Draghi a enfoncé la pédale de gaz, les courtiers en ligne sont inondés d'ordres de Bourse, et l'introduction en Bourse de la société biotechnologique prometteuse Biocartis, emmenée par son CEO Rudi Pauwels, témoigne du regain d'intérêt des épa...

Il y a près de deux semaines se tenait le Happening de la VFB (la Fédération flamande des investisseurs), organisé pour la première fois à Grand-Bigard. Au fil des éditions, cet événement est devenu la grand-messe des investisseurs particuliers belges ; il n'est plus réservé désormais aux néerlandophones, mais accueille aussi de plus en plus d'épargnants francophones. Ce qui est évidemment le résultat logique de l'embellie boursière. A plus forte raison depuis que Mario Draghi a enfoncé la pédale de gaz, les courtiers en ligne sont inondés d'ordres de Bourse, et l'introduction en Bourse de la société biotechnologique prometteuse Biocartis, emmenée par son CEO Rudi Pauwels, témoigne du regain d'intérêt des épargnants en faveur des marchés d'actions. Pour la première fois en plusieurs années, les investisseurs se bousculent au portillon. Rapidement, nous avons appris que l'introduction s'organiserait à un prix situé dans le haut de la fourchette des prévisions (11,50 EUR). Ensuite, la période de souscription a été clôturée anticipativement car la demande a dépassé 6,5 fois l'offre ! En conséquence, certains souscripteurs n'ont reçu qu'une fraction des actions commandées. Lors de la première séance, les investisseurs ont pris d'assaut les actions supplémentaires, hissant le cours d'un quart par rapport à son niveau d'introduction.Pourtant, le profil de risque de Biocartis est nettement supérieur à la moyenne et l'action n'est donc pas réservée à l'épargnant lambda. Tinc, The Infrastructure Company, en revanche, est plus indiquée pour les investisseurs en quête d'une alternative au livret d'épargne, au bon de caisse ou à l'obligation. Une chose est sûre : ce ne sera pas la dernière introduction en Bourse de ce printemps. Lors du VFB-Happening, les analystes de plusieurs grandes enseignes bancaires ont confié qu'ils préparaient activement plusieurs IPO. Ajoutez à cela les annonces quasi quotidiennes de fusions et d'acquisitions... Et vous comprendrez que le printemps sera chaud ! Pour autant, il n'est pas encore question de surchauffe. Mais selon nous, le début de la fin de la hausse boursière s'annonce. Tout l'art consistera donc, pour l'investisseur, à garder la tête froide, même quand les températures boursières prennent de la hauteur. Ce qui implique également de faire l'effort de considérer de manière critique chaque introduction en Bourse et de ne pas sauter aveuglément sur chaque IPO ou rumeur de reprise. Sans quoi l'atmosphère festive qui règne actuellement en Bourse risque de se terminer par une sérieuse gueule de bois.Troisième biotechCe principe de l'" investissement sain " contraste à première vue avec l'accumulation, pour notre portefeuille, de participations dans des valeurs du secteur biotechnologique. Après Bone Therapeutics (thérapie cellulaire osseuse) et MDxHealth (diagnostic moléculaire), nous nous intéressons à présent à Vertex Pharmaceuticals (lire la rubrique Flash), une entreprise occupant une position unique dans le segment de la mucoviscidose, qui pourrait dès lors être une proie idéale pour un géant pharmaceutique en mal de croissance. Investir sainement dans le thème du vieillissement de la population implique avant tout un choix de stabilité, avec p. ex. Fagron, GSK et Tubize (UCB). La pondération de la biotech doit s'amenuiser, pour ne jamais dépasser, globalement, 7,5% du portefeuille total. Nous acterons toujours nos bénéfices lorsqu'une position dépasse une pondération de 3,5 à 4%. La biotechnologie est du reste toujours réservée aux investisseurs qui peuvent et souhaitent s'exposer à des risques.