Cela fait un certain temps déjà que les marchés financiers n'ont pas connu de " ruée vers l'or ". La dernière fois que le phénomène s'est plus ou moins produit remonte au premier trimestre de 2016, lorsque le cours du métal jaune s'était envolé de 16% - ces trois mois marquent d'ailleurs le sommet des 30 dernières années (depuis le troisième trimestre de 1986). Un lien avec d'autres périodes de l'histoire, principalement situées aux dix-septième et dix-neuvième siècles, que caractérisèrent une ruée vers l'or et une migration massive d'ouvriers en direction des régions riches en fil...

Cela fait un certain temps déjà que les marchés financiers n'ont pas connu de " ruée vers l'or ". La dernière fois que le phénomène s'est plus ou moins produit remonte au premier trimestre de 2016, lorsque le cours du métal jaune s'était envolé de 16% - ces trois mois marquent d'ailleurs le sommet des 30 dernières années (depuis le troisième trimestre de 1986). Un lien avec d'autres périodes de l'histoire, principalement situées aux dix-septième et dix-neuvième siècles, que caractérisèrent une ruée vers l'or et une migration massive d'ouvriers en direction des régions riches en filons, avait à l'époque pu être établi également. Nous n'excluons pas l'idée d'assister à une certaine forme de fièvre de l'or ces prochaines années. Deux éléments suggèrent en outre que le phénomène pourrait survenir plus rapidement que prévu. Le premier est le constat selon lequel les mines d'or se portent beaucoup moins bien que le métal jaune lui-même. A ce jour, le Market Vectors Goldminers (ticker: GDX), le tracker le plus connu sur les mines aurifères, sous-performe de quelque 10 à 15% le tracker sur l'or SPDR Gold Shares (ticker: GLD). Or la même situation s'était produite à l'hiver 2015, juste avant que ne prenne fin le mouvement baissier de l'or et des mines d'or, qui aura duré près de cinq ans. La contraction amorcée au printemps 2011 avait amputé le métal jaune de plus de 45%, le ramenant à un niveau proche de 1050 USD l'once. Les mines d'or auront quant à elles dévissé de plus de 80% en moyenne. Malgré le redressement de son cours, de 70% en moyenne, l'or cote toujours à quelque 65% sous le sommet atteint en 2011. Après un extraordinaire premier semestre 2016, il fait du surplace depuis 18 mois déjà.L'autre élément suggérant l'imminence d'un redressement est la faiblesse du cours de l'argent métal. Depuis le sommet, proche de 50 dollars l'once troy (31,1 grammes), atteint en 2011, ce métal précieux, certes moins populaire, s'est contracté de 70%. L'argent progresse moins rapidement que l'or ces derniers mois. Le ratio or/argent, qui exprime la quantité d'onces d'argent nécessaires pour acheter une once d'or, se situe par conséquent à nouveau à son sommet de 80, comme au début de 2009 et à la fin de 2015, qui furent deux points d'inflexion. En 2011, le ratio s'établissait à 38; nous sommes donc aujourd'hui deux fois plus haut tandis qu'à l'automne 2016, le chiffre n'était plus que de 65.Bref, l'investisseur qu'intéressent les métaux précieux (classiques) ne doit pas nécessairement se limiter à l'or (physique, tracker ou mines). D'une manière générale, le meilleur moyen d'investir en argent consiste à acheter le tracker iShares Silver Trust (ticker SLV; code ISIN US46428Q1094). Un ratio or/argent historiquement élevé signifie généralement que le marché haussier de l'or et de l'argent n'en est qu'à un stade très précoce du cycle; en portefeuille modèle, nous relevons donc notre position dans ce tracker.