Affirmer que les métaux précieux ne se sont pas particulièrement bien comportés en Bourse ces dernières années revient à enfoncer une porte ouverte ! Cette évolution contraste nettement avec celle de la décennie passée, lorsque l'or et consorts servaient de phares dans la tempête. La crise financière, devenue Grande Récession, a entaché la confiance des investisseurs dans leur banque et le système financier. S'en sont ensuivis la crise de l'euro, la crainte que l'Etat, dans sa quête de fonds pour combler le déficit, s'en prenne à l'épargne (voir également la crise chypriote), et une politique monétair...

Affirmer que les métaux précieux ne se sont pas particulièrement bien comportés en Bourse ces dernières années revient à enfoncer une porte ouverte ! Cette évolution contraste nettement avec celle de la décennie passée, lorsque l'or et consorts servaient de phares dans la tempête. La crise financière, devenue Grande Récession, a entaché la confiance des investisseurs dans leur banque et le système financier. S'en sont ensuivis la crise de l'euro, la crainte que l'Etat, dans sa quête de fonds pour combler le déficit, s'en prenne à l'épargne (voir également la crise chypriote), et une politique monétaire très expansive menée par les banques centrales en vue d'affaiblir la devise nationale.Suffisamment d'arguments pour inciter les investisseurs à placer une partie de leurs actifs dans les métaux précieux. Soit physiquement, soit - et surtout - sous la forme de produits financiers. Les métaux précieux ont atteint un sommet en 2011, et leur véritable déclin ne s'est amorcé qu'au début de l'an dernier. Les investisseurs ont regagné confiance dans le système financier, convaincus que les banques centrales étaient enfin parvenues à déjouer la crise. Qui plus est, les signes de déflation étaient plus visibles que ceux d'une potentielle inflation, et les investisseurs ont anticipé un changement de politique monétaire aux Etats-Unis.Ratio or/argentLe cours de l'or, qui s'était hissé de 250 à 1900 USD l'once (28,35 grammes) entre 2001 et 2011, est revenu à 1200 USD, soit un repli de près de 40%, dont plus de 30% depuis le début de l'an dernier. Quant à l'argent, depuis son sommet proche de 50 USD l'once, il a affiché un repli d'environ 70%, dont 50% depuis début 2013. L'argent semble toujours être " de l'or avec un levier ", un levier tantôt à la hausse, tantôt à la baisse. En sus de la couverture contre le risque, l'argent offre une série d'applications industrielles. Les perspectives de croissance moins bonnes pour l'économie mondiale en général et les marchés émergents en particulier ont également réduit la demande industrielle d'argent. Ce qui suppose que le ratio or/argent, qui reflète la quantité d'onces d'argent nécessaires pour acheter une once d'or, est à un très haut niveau. Lors du sommet en 2011, ce ratio atteignait 38, mais aujourd'hui, il se monte à...75. L'or est donc cher ou survalorisé par rapport à l'argent et/ou l'argent est bon marché ou sous-valorisé par rapport à l'or. Un ratio historiquement rare, à plus forte raison ces dernières années.Nous avons donc décidé de rechercher les valeurs en retrait et actives dans l'argent. Le choix est étendu. Nous avons finalement jeté notre dévolu sur Silver Wheaton (ticker SLW; lire également en rubrique Flash), une société qui conclut des accords avec des mines opérationnelles et gagne de l'argent sur la production réalisée. Son activité est comparable à celle de Franco-Nevada pour l'or. La baisse du cours de l'argent permet d'effectuer des transactions plus intéressantes et n'est donc pas un paramètre négatif pour une société comme SLW.