En 2013, les marchés boursiers se sont nourris de l'argent des épargnants et autres investisseurs obligataires insatisfaits. Ce qui explique d'ailleurs que l'année ait été aussi bonne malgré une évolution manifestement décevante des bénéfices opérationnels et l'assouplissement quantitatif, qui a atteint une ampleur sans précédents. Car contre toute attente, la Réserve fédérale a finalement annoncé cette semaine le lancement de son processus de " tapering ".
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En 2013, les marchés boursiers se sont nourris de l'argent des épargnants et autres investisseurs obligataires insatisfaits. Ce qui explique d'ailleurs que l'année ait été aussi bonne malgré une évolution manifestement décevante des bénéfices opérationnels et l'assouplissement quantitatif, qui a atteint une ampleur sans précédents. Car contre toute attente, la Réserve fédérale a finalement annoncé cette semaine le lancement de son processus de " tapering ". Comme on pouvait le craindre, les marchés obligataires ont abandonné une partie des énormes gains engrangés ces dernières années. Cela dit, les pertes accusées par les marchés des matières premières furent encore plus lourdes, car la Chine avance à moindre allure et la demande d'investissements a baissé. Sur les marchés des devises, l'euro s'est offert un come-back remarqué, alors que les monnaies des pays émergents et le yen faisaient la culbute.Un pays s'est particulièrement distingué cette année : le Japon. Le virage à 180 degrés amorcé par les autorités monétaires japonaises en direction d'un assouplissement monétaire extrême, a porté à ébullition les marchés financiers japonais. Le plongeon du yen a provoqué un rebond de la Bourse de plusieurs dizaines de pour cent. Au rayon déceptions, on notera la contreperformance des pays émergents, dont la croissance économique est demeurée inférieure aux attentes et où la crainte d'un éclatement de la bulle des crédits s'est amplifiée. Ces éléments ont à leur tour tiré les cours des matières premières vers le bas et entraîné les devises, les cours obligataires et les Bourses de ces régions émergentes dans le rouge.L'Europe s'est pour sa part joliment maintenue, du fait notamment que les attentes en la matière n'étaient pas ambitieuses. Les Etats-Unis sortent eux aussi leur épingle du jeu, leur économie étant clairement en voie d'amélioration. Un afflux important de liquidités a permis à Wall Street de rebondir de 25%. On épinglera cependant l' " upswing " des taux longs : le taux à dix ans s'est hissé de plus de 100 points de base (de 1,70 à 2,80%) et la croissance des bénéfices des entreprises s'est limitée à 6%.L'évolution de notre portefeuille modèle fut largement décevante. Nous nous sommes accrochés trop fermement au thème Protection du portefeuille. Les positions importantes et longues prises sur les trackers short ne nous ont rien rapporté et n'ont clairement pas eu l'effet escompté. Nous avons dès lors joué la carte de la flexibilité et d'une gestion nettement plus active à partir de l'été. Notamment au travers du renforcement du thème Consommation de la classe moyenne des pays émergents, qui constitue selon nous la thématique la plus porteuse à long terme. Cette approche devrait nous permettre de connaître une bien meilleure année 2014. Nos efforts se concentreront en tout cas sur la concrétisation de cet objectif.De très bonnes fêtes de fin d'année !Le vendredi 27 décembre sera publié le numéro spécial Obligations. Ce vendredi 20 décembre, c'est aussi la dernière fois que la ligne de conseil en placements est accessible. Nous vous souhaitons d'ores et déjà d'excellentes fêtes et une merveilleuse année 2014. Nous serons à nouveau sur le pont le mardi 7 janvier. Merci mille fois pour votre confiance en cette période difficile. A l'année prochaine !