Le Goldman Sachs Commodity Index (GSCI) a perdu 4% cette année, soit une performance nettement inférieure à celle des marchés boursiers. Et encore : l'image reflétée par le GSCI de la situation des matières premières est biaisée positivement. Surreprésentée dans l'indice, l'énergie, qui s'est relativement bien comportée cette année, tire la moyenne vers le haut. Le segment des métaux de base, en revanche, a été beaucoup moins performant. Le London Metal Exchange (LME) Index des six principaux métaux de base a abandonné 10% cette année. Si nous faisons abstraction de l'étain, seul métal de base à être resté dans le vert, la perte est encore plus lourde.
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Le Goldman Sachs Commodity Index (GSCI) a perdu 4% cette année, soit une performance nettement inférieure à celle des marchés boursiers. Et encore : l'image reflétée par le GSCI de la situation des matières premières est biaisée positivement. Surreprésentée dans l'indice, l'énergie, qui s'est relativement bien comportée cette année, tire la moyenne vers le haut. Le segment des métaux de base, en revanche, a été beaucoup moins performant. Le London Metal Exchange (LME) Index des six principaux métaux de base a abandonné 10% cette année. Si nous faisons abstraction de l'étain, seul métal de base à être resté dans le vert, la perte est encore plus lourde. Après avoir abordé le nickel il y a quelques semaines, nous nous concentrons sur l'aluminium. Les chiffres les plus récents de l'International Aluminium Institute (IAI) révèlent une nette divergence entre la Chine et le reste du monde. En octobre, la production hors Chine a baissé de 3% sur une base annuelle et de 2% sur une base mensuelle à 65.000 tonnes par jour, le chiffre le plus bas depuis février 2010. Les limitations de capacité commencent donc à produire leurs effets. Au niveau régional, c'est en Russie que le recul est le plus marqué (-14%). Suivent l'Amérique latine (-9%) et l'Amérique du Nord (-4%). Deux des plus grands producteurs au monde ont récemment porté le fer dans une série de grands projets. Rusal produira cette année 324.000 tonnes d'aluminium de moins qu'en 2012. Pour l'an prochain, une nouvelle baisse de 647.000 tonnes est prévue. Outre la fermeture de fonderies existantes, de nouveaux projets seront mis au frigo. Alcoa a décidé de réduire nettement la capacité de la fonderie de Ma'aden, en Arabie saoudite. Conçue pour produire 740.000 tonnes sur une base annuelle, elle n'atteindra ce niveau qu'en 2015. Au départ, on tablait sur 631.000 tonnes pour l'an prochain, mais en raison de la fermeture d'une partie des installations, la production pourrait être inférieure de 200.000 tonnes. Il en va tout autrement en Chine, où la production a encore augmenté de 14% sur une base annuelle et de 5% sur une base mensuelle, à 65.700 tonnes par jour le mois dernier, ce qui constitue un nouveau niveau record. Le pouvoir central ne parvient manifestement pas à endiguer la surcapacité. Les fermetures de fonderies dans le sud ont été compensées par des extensions de capacité dans la province de Xinjiang, où l'énergie est beaucoup moins chère. Or l'énergie représente, et de loin, le poste de coût le plus important des producteurs d'aluminium. Au niveau mondial, la croissance chinoise a finalement pris le dessus : 136.000 tonnes d'aluminium ont été produites chaque jour au mois d'octobre, 4,4% de plus qu'il y a un an. Ce chiffre est cependant inférieur au niveau record de février (139.000 tonnes par jour).Pour l'an prochain, on table sur une croissance modérée de la production de 4,5%. Il y a cependant aussi de bonnes nouvelles à signaler du côté de la demande. La consommation mondiale d'aluminium a progressé de 8,5% au 3e trimestre par rapport à l'an dernier. Selon les estimations, elle s'établira entre 5% et 7% pour 2013. Les prévisions initiales pour 2013 faisaient état d'une nouvelle suroffre de plus de 800.000 tonnes. Plusieurs institutions ont cependant revu ce chiffre à la baisse. Barclays Global table à présent sur 213.000 tonnes. Les tendances décrites ci-dessus devraient se poursuivre en 2014. De nouvelles limitations de production en dehors de la Chine vont freiner la croissance de l'offre, alors que la demande sera de nouveau en hausse. De ce fait, Barclays pronostique désormais un déficit de 275.000 tonnes en 2014.Comme le nickel, l'aluminium est actuellement un investissement à contre-courant. Si le fonctionnement normal du marché fait son oeuvre, il serait logique qu'après deux années consécutives de surplus, l'offre et la demande trouvent un nouvel équilibre à des prix plus bas. Reste à savoir si ces prévisions vont effectivement se réaliser. Par anticipation d'une contraction du marché, un investissement de l'aluminium n'est donc pas dénué de sens.Parmi les produits à effet de levier, les investisseurs ont le choix entre les Turbos et les Mini-Futures de RBS Markets, cotés respectivement sur Euronext Amsterdam et la Bourse allemande. Aluminium Mini LongCode ISIN: DE000AA7D610Devise: EURNiveau de financement: 1246,18Cours de référence: 1786,01Barrière désactivante: 1433Levier: 3,13Cours: 0,39Ce Mini Long dont la valeur sous-jacente est le contrat à terme pour livraison en mars est un bon compromis entre risque et rendement potentiel pour de nombreux investisseurs. L'écart entre le cours actuel de l'aluminium et la barrière désactivante s'élève à près de 25%. On trouve également quatre autres Mini Long, dont deux avec un levier plus élevé et deux avec un levier plus faible pour les investisseurs plus ou moins friands de risques.Les certificats du même émetteur ne sont pas aussi intéressants, en raison d'un taux de participation trop faible lié à la structure des cours des contrats à terme (contango dans ce cas).