Pendant de longues années, l'aluminium a été confronté à une suroffre, et son prix a diminué de moitié entre 2011 et 2016. Mais depuis le creux de l'an dernier, le métal de base a récupéré à nouveau 50%. La Chine est le plus grand fournisseur d'aluminium, avec une part de 60% de la production mondiale. Parallèlement, le Moyen-Orient joue également un rôle important côté demande. Ainsi la production automobile chinoise, la plus importante au mond...

Pendant de longues années, l'aluminium a été confronté à une suroffre, et son prix a diminué de moitié entre 2011 et 2016. Mais depuis le creux de l'an dernier, le métal de base a récupéré à nouveau 50%. La Chine est le plus grand fournisseur d'aluminium, avec une part de 60% de la production mondiale. Parallèlement, le Moyen-Orient joue également un rôle important côté demande. Ainsi la production automobile chinoise, la plus importante au monde, est-elle un débouché important pour l'aluminium.L'an dernier, l'État chinois a décidé finalement de s'attaquer au problème de surcapacité. D'abord en fermant les plus petites usines de fonte et de raffinage, peu efficaces, et en luttant contre la production illégale. Mais aussi et surtout en imposant des normes environnementales plus strictes, qui ont été approuvées en février. Dans le cadre de la législation " Air Pollution Control ", le secteur de l'aluminium doit impérativement réduire d'au moins 30% sa capacité de production dans trois provinces autour de Pékin entre novembre et mars. La répercussion sur la production totale est estimée à plus d'un million de tonnes. Du fait de températures inférieures aux normes dans certaines régions de la Chine, certaines entreprises sont déjà passées au mode hivernal. Selon la Chinese Nonferrous Metals Industry Association, la production de l'aluminium raffiné a stagné en août à 2,64 millions de tonnes, son plus faible niveau depuis février. En tenant compte du nombre de jours de travail, la production se situe même à son plus bas niveau depuis mars 2016.Les institutions privées affirment que les chiffres officiels sous-estiment la production réelle. Les statistiques relatives aux stocks ne reflètent pas un tableau uniforme. Les stocks accumulés dans les entrepôts agréés par le SHFE auraient atteint un nouveau record en septembre alors que ceux du LME auraient baissé considérablement. Le déficit estimé cette année à un million de tonnes devrait augmenter l'an prochain à 1,8 million de tonnes. Les investisseurs doivent noter que la récente hausse de prix ne repose sur aucun facteur fondamental. Le nombre de contrats à terme en cours sur le SHFE n'a jamais été aussi élevé. Un repli temporaire ne serait donc pas surprenant.