Ces derniers mois, l'action Kivalliq Energy a évolué dans une plage étroite autour de 0,20 CAD. Avec une capitalisation boursière de 35 millions CAD, cette entreprise d'exploration de l'uranium a perdu 60% de sa valeur depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011. Entre 2010 et 2012, l'exploration du projet Angilak - dans la province canadienne de Nunavit, connue pour ses nombreuses activités minières - avait pourtant livré d'excellents résultats. Les réserves ont progressé de 14,3 à 43,3 millions de livres (lbs; environ 0,5 kilo). Avec un taux de 0,69%, Angilak est également le projet qui présente la concentration d'uranium la plus élevée à ne pas être encore entre les mains d'un grand groupe minier. Mais cela n'a pas empêché l'action Kivalliq de chuter dans le sillage du cours de l'uranium. Ce dernier a baissé de moitié, à 35 USD la livre, depuis la catastrophe de Fukushima. Le prix spot est même retombé sous la barre des 30 USD la livre de mai à début août, avant de se rétablir à la suite d'une grève dans une mine de Cameco et d'une diminution de l'offre sur le marché spot. Mais il est encore ...

Ces derniers mois, l'action Kivalliq Energy a évolué dans une plage étroite autour de 0,20 CAD. Avec une capitalisation boursière de 35 millions CAD, cette entreprise d'exploration de l'uranium a perdu 60% de sa valeur depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011. Entre 2010 et 2012, l'exploration du projet Angilak - dans la province canadienne de Nunavit, connue pour ses nombreuses activités minières - avait pourtant livré d'excellents résultats. Les réserves ont progressé de 14,3 à 43,3 millions de livres (lbs; environ 0,5 kilo). Avec un taux de 0,69%, Angilak est également le projet qui présente la concentration d'uranium la plus élevée à ne pas être encore entre les mains d'un grand groupe minier. Mais cela n'a pas empêché l'action Kivalliq de chuter dans le sillage du cours de l'uranium. Ce dernier a baissé de moitié, à 35 USD la livre, depuis la catastrophe de Fukushima. Le prix spot est même retombé sous la barre des 30 USD la livre de mai à début août, avant de se rétablir à la suite d'une grève dans une mine de Cameco et d'une diminution de l'offre sur le marché spot. Mais il est encore trop tôt pour envisager un redressement fondamental : vu le niveau élevé des réserves, les observateurs tablent toujours sur plusieurs années d'excédent d'offre (jusqu'en 2017 ?). Le faible cours de Bourse a également incité l'actionnaire principal Ross Beaty à refuser l'an dernier de souscrire à une augmentation de capital qui entraînerait une dilution trop forte de sa participation. Les travaux d'exploration à Angilak ont donc été ralentis. Kivalliq a cependant investi dans l'acquisition de deux zones d'exploration : la Baker Basin Property (93.993 hectares - ha - dans la province de Nunavit) et Genesis Property (198.763 ha dans celle de Saskatchewan, Canada). Pour Genesis, Kivalliq a conclu un accord de financement avec Roughrider. En échange de 2,5 millions de dollars canadiens (CAD) en budget d'exploration, d'un paiement de 300.000 CAD et de l'acquisition par Kivalliq de 20% des actions Roughrider d'ici août 2016, Roughrider acquerra 50% des droits de propriété de Genesis. Une part qui sera portée à 85% en échange de 2,5 millions CAD en budget d'exploration supplémentaire et d'un paiement de 700.000 CAD avant fin août 2018. Un premier programme d'exploration de Genesis a été clôturé en septembre. Kivalliq a donc trouvé un moyen de maintenir au travail son équipe expérimentée de spécialistes de l'exploration sans dilution du capital, mais tout en préservant la possibilité de bénéficier des éventuels résultats positifs des travaux d'exploration de Genesis. Cela demandera du temps, mais compte tenu de l'évolution fondamentale de l'offre et de la demande, nous continuons à croire en une (nette) hausse des cours de l'uranium et donc du cours boursier de Kivalliq Energy. Digne d'achat pour le long terme (1C). L'action de Black Earth Farming a beaucoup baissé ces derniers mois. Le moment est-il venu de racheter ?Black Earth Farming est un propriétaire et exploitant de terres agricoles actif dans la région des Terre noires, dans le sud-ouest de la Russie. C'est une région qui propose des terres agricoles bon marché et de bonne qualité. Les perspectives évoquées lors de l'introduction en Bourse fin 2007 - prix de souscription : 50 SEK - se sont cependant avérées bien trop optimistes. L'entreprise a enregistré un premier bénéfice modeste de 7 millions USD en 2012, avant d'essuyer à nouveau une perte de 44,7 millions USD l'an dernier. Les volumes vendus ont pourtant progressé de 5%, mais les prix de vente réalisés ont chuté de 23%. Le volume de production totale a bondi de 28%, ce qui a réduit le coût de production par tonne de 11%. Les investissements consentis ces dernières années dans l'amélioration du traitement et de la fertilisation des terres agricoles commencent à porter leurs fruits. Le rendement moyen par hectare (ha) a atteint 2,6 tonnes l'an dernier, contre 2,3 en 2012 et 2 tonnes en 2011. Les premières indications pour 2014 confirment cette tendance à la hausse. Le 1er semestre s'est soldé par une perte de 13,7 millions USD, contre une perte de 0,5 million USD l'an dernier. En cause : la nouvelle baisse des prix des matières premières agricoles, qui a réduit la valeur des actifs biologiques de 23 millions USD. Pour éviter d'encore gonfler une position d'endettement de 37,3 millions USD fin juin (soit un taux d'endettement de 41%), Black Earth Farming a vendu pour un total de 35.554 ha de ses terres agricoles les moins rentables (avec le matériel et les entrepôts connexes) au 1er semestre. L'opération lui a rapporté 24,5 millions USD, pour une plus-value avant impôts de 7,3 millions USD. La superficie cultivée a ainsi baissé de 225.903 ha l'an dernier à 184.191 ha. Le contrat de livraison avec PepsiCo commence à produire ses effets - la surface cultivée de pommes de terre a quadruplé en 2014 - même si l'objectif d'une augmentation du chiffre d'affaires de 30% d'ici à 2015 ne semble plus réaliste. Ces derniers mois, les difficultés entre la Russie et l'Occident concernant l'Ukraine ont également pesé sur Black Earth Farming. La menace du président Poutine d'interdire toute société étrangère de posséder des terres agricoles, en particulier, n'a évidemment pas soutenu l'action. En outre, les sanctions occidentales contre les banques russes ont compliqué les négociations de nouvelles facilités de crédit, et le rouble russe a perdu 16% de sa valeur depuis fin juin. Nous entrevoyons peu à peu des signes d'amélioration sur le plan opérationnel, mais vu les incertitudes en Russie, nous maintenons l'avis "conserver" (2C).