Le Brésil ploie sous la stagflation (stagnation économique et inflation élevée), les troubles politiques (la présidente Dilma Roussef est détestée des cercles économiques et financiers) et un énorme scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière d'Etat Petrobras. L'environnement est donc loin d'être idéal pour le secteur bancaire local. Notamment grâce à ces circonstances et à l'affaiblissement du real brésilien (BRL) par rapport au dollar (USD), ce géant du secteur financier brésilien se négocie donc à New York (NYSE; ticker ITUB) à proximité de son plus bas niveau de ces cinq dernières années. Ce, alors que le secteur bancaire brésilien n'a cessé de se développer ces dernières années. Ainsi le rapport entre le montant des prêts hypothécaires et le produit intérieur brut (PIB) est-il passé de 2,5%...

Le Brésil ploie sous la stagflation (stagnation économique et inflation élevée), les troubles politiques (la présidente Dilma Roussef est détestée des cercles économiques et financiers) et un énorme scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière d'Etat Petrobras. L'environnement est donc loin d'être idéal pour le secteur bancaire local. Notamment grâce à ces circonstances et à l'affaiblissement du real brésilien (BRL) par rapport au dollar (USD), ce géant du secteur financier brésilien se négocie donc à New York (NYSE; ticker ITUB) à proximité de son plus bas niveau de ces cinq dernières années. Ce, alors que le secteur bancaire brésilien n'a cessé de se développer ces dernières années. Ainsi le rapport entre le montant des prêts hypothécaires et le produit intérieur brut (PIB) est-il passé de 2,5% en 2008 à 10,2% à la fin de l'an dernier. A titre de comparaison : il atteint 77% aux Etats-Unis, 40% en France et 37% en Allemagne. Avec 5050 agences, 92.750 travailleurs, 425 milliards USD d'actifs sous gestion fin 2014 et une capitalisation boursière de 60 milliards USD, Itau Unibanco Holding compte parmi ce qui se fait de mieux au Brésil dans son secteur. Cette banque universelle est composée de deux grandes divisions. Itau Unibanco prend à son compte les activités de banque de détail, les assurances et la gestion de patrimoine, alors qu'Itau BBA est la division banque d'affaires et services aux entreprises. L'institution allie en outre la quantité à la qualité. Elle se revendique des grands principes de création de valeur actionnariale, de satisfaction des consommateurs, des recherches de talent et même de normes éthiques. Et de parvenir à les mettre en pratique. Itau Unibanco Holding est l'archétype d'une fusion réussie en 2008. Unibanco a été créé en 1924 par la famille Salles, alors qu'Itau a été portée sur les fonts baptismaux en 1944. Notamment grâce à une myriade d'acquisitions, les deux institutions ont enregistré une croissance constante jusqu'à leur fusion. Aujourd'hui, le holding est devenu l'un des plus grands experts de la banque en Amérique latine, et la croissance se poursuit, notamment grâce à des acquisitions. Comme en novembre dernier avec la fusion/acquisition de Banco Itau Chile avec CorpBanca qui permet au groupe d'occuper à présent la quatrième position dans le classement des plus grandes banques du Chili. Si Itau Unibanco reste majoritairement une affaire brésilienne, l'accent sud-américain est de plus en plus présent avec une implantation au Chili, en Uruguay, au Paraguay, au Mexique, au Pérou et en Colombie. Le secret de sa réussite réside dans une combinaison d'actionnariat familial, avec des familles de banquiers qui privilégient une stratégie à long terme depuis de nombreuses décennies, et d'une direction indépendante et professionnelle qui assure la gestion quotidienne. Le tout se traduit aujourd'hui par d'excellents ratios. Le rendement sur fonds propres (ROE) s'établissait pour 2014 à quelque 24%. A titre de comparaison : l'Industrial & Commercial Bank of China (encore dans le portefeuille modèle au début de l'année) affiche 19,9%, Wells Fargo (première banque américaine en termes de capitalisation boursière) 13,7%, JPMorgan Chase 9,8%, Citigroup 3,4% et Bank of America à peine 1,7%. Le ratio coûts/ revenus de 47% est également très élevé à l'échelle internationale (même chiffre que Banco Santander). Depuis la fusion, l'actif a augmenté de 15,9% et les fonds propres de 12,7% par an en moyenne. Malgré la débâcle Lehman Brothers, l'action affiche une performance annuelle moyenne de +14,1% entre 2008 et 2014, contre 6,8% pour l'indice brésilien Ibovespa.ConclusionDe nombreux arguments justifient le suivi d'Itau Unibanco Holding, qui commence avec un avis positif. L'intégration en Sélection indique même que l'action est mûre pour le portefeuille modèle. A moins de 8,5 fois les bénéfices attendus en 2015, vous pouvez acquérir cette action de qualité à un prix (très) intéressant en attendant que le sentiment négatif à l'égard du Brésil se dissipe.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B