Au premier semestre 2014 également, les marchés financiers ont connu une évolution plutôt tranquille. Au bilan de cette période, les séances de lourde perte sont finalement rares, sinon inexistantes. Les résultats décevants et autres tensions géopolitiques ne parviennent visiblement pas à décontenancer les investisseurs. Les dernières réactions de panique inconsidérée remontent à très longtemps.
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Au premier semestre 2014 également, les marchés financiers ont connu une évolution plutôt tranquille. Au bilan de cette période, les séances de lourde perte sont finalement rares, sinon inexistantes. Les résultats décevants et autres tensions géopolitiques ne parviennent visiblement pas à décontenancer les investisseurs. Les dernières réactions de panique inconsidérée remontent à très longtemps.Le niveau historiquement faible de l'indice VIX confirme la placidité des marchés. Cet indice, considéré généralement comme un baromètre de nervosité des investisseurs par rapport à l'évolution future des Bourses, mesure la volatilité du marché (américain). Or, le 18 juin, le VIX a fléchi à 10,61 points, son plus faible niveau des cinq dernières années, non loin du plancher de la décennie (dernier record : 9,89 points le 24/1/2007).Les investisseurs ne s'inquiètent donc absolument pas de la situation des marchés boursiers. Ils savent qu'ils ont le soutien des banques centrales, qui mettront tout en oeuvre pour que les taux demeurent à un niveau très faible pendant encore suffisamment de temps. Les banquiers centraux estiment en effet que les économies occidentales n'ont pas digéré les retombées de la crise financière et sont encore trop fragiles pour tenir debout sans assistance. Et ces taux historiquement faibles donnent naissance, en Bourse, au fameux phénomène TINA (There is no Alternative) : les investisseurs achètent de plus en plus d'actions dans l'espoir de faire fructifier leur capital à défaut d'autres solutions plus rentables.Cette tranquillité ne rassure cependant pas tout le monde : un faible indice VIX est en effet considéré comme un contre-indicateur, autrement dit le calme avant la tempête. Plusieurs de nos abonnés nous ont d'ailleurs questionnés à ce sujet. C'est la raison pour laquelle nous y avons consacré notre article Dérivés de la semaine. Le tracker VQT nous semble notamment constituer une piste intéressante à suivre.Faibles limitesLorsqu'il est faible, le VIX est historiquement précurseur d'une plus grande volatilité sur les marchés boursiers. Sauf qu'en l'occurrence, ce baromètre pourrait d'abord encore rester faible pendant quelque temps (plusieurs mois, voire plusieurs années). Comment dès lors protéger au mieux son portefeuille avant de partir quelques semaines en vacances sans devoir suivre les marchés à partir de votre transat ? N'oublions pas que les Bourses peuvent se montrer plus volatiles en été du fait, précisément, que les échanges sont moins nombreux.Outre l'achat de produits dérivés, une mesure peut être prise par ceux qui disposent encore de liquidités : exploiter une correction intermédiaire des cours en été pour placer des ordres à faibles limites de cours.Pour notre part, d'ici au prochain numéro, nous allons réexaminer notre portefeuille et nous interroger sur les éventuelles mesures à prendre avant de nous offrir notre trêve estivale (semaines 29 et 30).