On l'a dit: les confinements ont été l'occasion, pour beaucoup de gens et surtout, de gens jeunes, de faire leurs premiers pas en Bourse. C'est pour nous, répétons-le également, un plaisir de les accueillir. Cet afflux est d'autant plus réjouissant que les nouveaux venus ont été rares ces dernières années. Espérons qu'il ne s'explique pas que par l'attrait exercé par des plateformes comme Robinhood ou Bux.
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On l'a dit: les confinements ont été l'occasion, pour beaucoup de gens et surtout, de gens jeunes, de faire leurs premiers pas en Bourse. C'est pour nous, répétons-le également, un plaisir de les accueillir. Cet afflux est d'autant plus réjouissant que les nouveaux venus ont été rares ces dernières années. Espérons qu'il ne s'explique pas que par l'attrait exercé par des plateformes comme Robinhood ou Bux.On ne soulignera jamais assez à quel point il est important de commencer à investir tôt. Les actions sont plus rentables que les obligations et les liquidités (8% à 9% en moyenne au cours des 100 dernière années, contre 5% à 6% et 2% à 3% respectivement). Si sur un an, l'écart est peu impressionnant, il le devient lorsque le calcul porte sur 30 ou 40 ans. Il n'est du reste garanti qu'à condition de disposer d'un horizon long - les marchés boursiers peuvent fluctuer considérablement d'une année à l'autre. Songez à ce qui s'est passé l'an dernier: en mars, l'éclatement de la pandémie a fait plonger les cours, qu'une reprise spectaculaire porte aujourd'hui à des niveaux bien plus élevés encore qu'au départ. Cela dit, se lancer les yeux fermés, c'est risquer de commettre de graves erreurs, quand on cherche tout simplement à s'adonner à un passe-temps rentable. Certes, le contexte est actuellement particulièrement favorable, presque idéal même, pour investir en actions, mais il n'en sera pas toujours ainsi. Ce n'est donc pas parce qu'on réalise aujourd'hui des bénéfices que l'on peut croire que les jeux sont faits.On ne naît pas investisseur, on le devient. En se renseignant, en se formant, en se plongeant assidûment dans la matière. Chaque hobby exige du temps et de l'argent. Si vous voulez apprendre à jouer au golf, vous vous acquitterez d'une cotisation, vous vous équiperez, vous prendrez des leçons... Bref, vous débourserez facilement plusieurs milliers d'euros. Ce qui, pour autant que vous retiriez une certaine satisfaction de votre investissement, ne constituera pas un problème. Pour que le jeu devienne agréable, il faudra en tout état de cause progresser jusqu'à atteindre un certain niveau.La même approche s'applique aux épargnants désireux d'investir en Bourse. Là où, en revanche, l'activité peut différer des autres, c'est sur le plan financier, puisqu'elle peut devenir très rentable. Mais il faudra pour cela se retrousser les manches, et apprendre notamment à jongler avec toute une série de notions. A partir d'aujourd'hui et jusqu'à la mi-juillet, nous vous parlerons chaque semaine des ratios de valorisation. Nous nous pencherons sur les principaux aspects de l'analyse fondamentale des marchés, que nous illustrerons systématiquement au moyen d'exemples concrets. Nous entamons la série par la méthode de valorisation la plus connue (qui n'est pas sans écueils pour autant): le ratio cours/bénéfice (lire ici).