Les marchés chinois ont démarré l'année sur les chapeaux de roue. Le Shanghai Composite a gagné près de 30%, et le CSI300, qui regroupe les 300 capitalisations principales des places de Shanghai et de Shenzhen, de 35%, depuis janvier. Cela dit, l'année passée, le contexte fut très mauvais - craintes d'une intensification des tensions entre la Chine et les Etats-Unis, ralentissement de la croissance économique, baisse du yuan - pour les actions chinoises, qui ont, en ...

Les marchés chinois ont démarré l'année sur les chapeaux de roue. Le Shanghai Composite a gagné près de 30%, et le CSI300, qui regroupe les 300 capitalisations principales des places de Shanghai et de Shenzhen, de 35%, depuis janvier. Cela dit, l'année passée, le contexte fut très mauvais - craintes d'une intensification des tensions entre la Chine et les Etats-Unis, ralentissement de la croissance économique, baisse du yuan - pour les actions chinoises, qui ont, en moyenne, perdu un tiers de leur valeur.Le premier trimestre passé fut pour les marchés chinois le meilleur enregistré en quatre ans. Les indices se sont établis à leur plus haut depuis mars de l'an dernier. Ce redressement a été alimenté par une actualité économique positive. Alors que sa croissance atteignait son plus faible niveau sur le dernier quart de siècle, la Chine a adopté des mesures de soutien à l'économie l'an dernier (baisse d'impôts, notamment). Lesquelles semblent porter leurs fruits, car pour la première fois depuis quatre mois, l'indice PMI s'est hissé au-delà de 50, en mars: l'activité manufacturière n'est plus en déclin. Par ailleurs, Pékin et Washington progressent dans leurs négociations. Il ne serait pas surprenant que les cours des actions chinoises interrompent leur ascension, après avoir regagné une bonne partie du terrain perdu. Mais bientôt, les actions A, dont la pondération sera accrue de mai à novembre dans les indices mondiaux, seront soutenues. Elles s'échangent en renminbi sur les Bourses de Shanghai et de Shenzhen. Leur pondération dans le MSCI Emerging Markets passera de 0,7% à 3,3%. Elles sont pour l'heure peu accessibles aux investisseurs étrangers, qui peuvent néanmoins se tourner vers les trackers. La législation européenne a certes réduit l'offre, mais un tracker de premier ordre est tout de même disponible: l'iShares MSCI China ETF, émis par BlackRock. Il s'échange sur la Bourse allemande Xetra, sous le code ISIN IE00BQT3WG13 et le ticker 36BZ. Le tracker réplique l'évolution de l'indice MSCI China A Inclusion, qui comptait 239 positions au 10 avril. Le secteur financier y est le plus largement représenté, avec 34% de la capitalisation boursière totale; suivent l'industrie (13%), les biens de consommation (13%), la technologie de l'information (8%) et le luxe (8%). Comptez des frais de gestion annuels de 0,4%.