Il va de soi que l'Obamacare est favorable à l'industrie pharma et biotech américaine. La plupart des actions du secteur présentent d'ailleurs un rendement supérieur à la moyenne cette année. L'Obamacare est une série de lois assez compliquées dont la mise en oeuvre a été scindée en plusieurs étapes. Une grande partie de ces lois est d'ores et déjà en vigueur et la touche finale doit être apportée avant le 1er janvier 2014. Il subsiste cependant plusieurs incertitudes. Ainsi les budgets de l'Obamacare devront-ils être fixés dans le cadre de négociations prévues ce mois-ci. De plus, le plafond de la dette sera à nouveau atteint durant la deuxième moitié d'octobre. Les républicains pourraient ainsi mettre leur grain de sel en se montrant inflexibles dans les deux dossiers.
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Il va de soi que l'Obamacare est favorable à l'industrie pharma et biotech américaine. La plupart des actions du secteur présentent d'ailleurs un rendement supérieur à la moyenne cette année. L'Obamacare est une série de lois assez compliquées dont la mise en oeuvre a été scindée en plusieurs étapes. Une grande partie de ces lois est d'ores et déjà en vigueur et la touche finale doit être apportée avant le 1er janvier 2014. Il subsiste cependant plusieurs incertitudes. Ainsi les budgets de l'Obamacare devront-ils être fixés dans le cadre de négociations prévues ce mois-ci. De plus, le plafond de la dette sera à nouveau atteint durant la deuxième moitié d'octobre. Les républicains pourraient ainsi mettre leur grain de sel en se montrant inflexibles dans les deux dossiers. Le sort de l'industrie pharma américaine ne dépend pas uniquement de l'Obamacare. Le secteur est également porté par plusieurs tendances structurelles, comme le vieillissement de la population mondiale et l'augmentation du nombre de maladies chroniques qui accompagne l'allongement de l'espérance de vie. L'arrivée des médicaments génériques a obligé les entreprises pharma à modifier leurs modèles d'affaires. L'expiration de brevets pèse sur les revenus. Si cela reste un élément important qui a plongé de nombreuses entreprises dans une période difficile, le secteur pharma s'est adapté tant bien que mal à la nouvelle réalité ces dernières années. En innovant d'une part, mais aussi en se tournant de plus en plus vers les marchés émergents. En effet, les entreprises pharma américaines sont également actives sur le marché international et les pays émergents en constituent le principal pôle de croissance, notamment en raison de la forte croissance démographique qui caractérise de grandes régions d'Asie, d'Afrique, du Moyen-Orient (ou le vieillissement dans le cas de la Chine et du Japon). Notamment, l'actuel plan quinquennal chinois prévoit 6,3 milliards USD d'investissements dans le secteur biopharma. Selon les estimations de The Economist, la Chine dépassera le Japon pour devenir le deuxième consommateur de médicaments au monde en 2016. Cette perspective offre assurément des opportunités pour les entreprises pharma (américaines). Dans cet article, nous nous intéressons à quelques ETF diversifiés qui investissent dans les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques américaines. Dans le prochain numéro, nous nous aborderons les trackers sur l'industrie pharma internationale. SPDR Health Care Select Sector Fund (XLV)Ce tracker appartient à la famille SPDR de State Street Global Advisors et s'échange sur le NYSE (ticker : XLV). Avec 7,5 milliards USD d'actifs, c'est également, et de loin, le plus grand tracker spécialisé dans le secteur. L'indice sous-jacent est le S&P Health Care Select Sector Index, actuellement composé de 54 entreprises. Si XLV n'est pas un tracker exclusivement centré sur l'industrie pharma, les entreprises du secteur pèsent 45% de l'indice. L'indice comprend également des entreprises biotechnologiques (18%), des prestataires de services pharmaceutiques (17%) et des fournisseurs de matériel et d'équipements pour le secteur (16%). Johnson&Johnson est la plus lourde participation individuelle avec 12,7%, suivie de Pfizer (9,7%) et Merck (7,4%). Les frais annuels de gestion s'élèvent à 0,18%, ce qui en fait l'un des trackers les moins chers sur le marché. Depuis le début de l'année, XLV affiche un rendement de près de 30%. Vanguard Health Care ETF (VHT)L'émetteur Vanguard a choisi l'indice MSCI US IMI Health Care 25/50 comme sous-jacent de cet ETF également coté sur le NYSE (ticker : VHT). Avec 293 entreprises, cet indice est beaucoup plus étendu que le sous-jacent du XLV. Pourtant, leurs allocations sectorielles sont très proches. Les entreprises pharma en représentent 40%, suivies par les biotechnologies (20%) et les équipements médicaux (16%). En termes de participations individuelles, le trio de tête est identique. La valeur de marché moyenne des entreprises de l'indice s'élève à 52,2 milliards USD. En termes d'actifs sous gestion (2,1 milliards USD), VHT est le plus grand tracker dans le secteur pharma après XLV. Les frais annuels de gestion sont encore un peu plus bas avec 0,14%. Le rendement affiché depuis le début de l'année est cependant légèrement inférieur : 26%. iShares US Healthcare ETF (IYH)Ce tracker de la famille iShares émise par BlackRock est le troisième ETF spécialisé dans le secteur pharma. Assez proche du VHT en termes d'actifs sous gestion, il affiche cependant une liquidité plus élevée. Les frais de gestion - 0,46% par an - sont nettement plus élevés que dans le cas des trackers précédents, mais les gestionnaires peuvent les justifier par un rendement plus élevé (+31% depuis le début de l'année). La valeur sous-jacente est le Dow Jones US Healthcare Index. Il regroupe 113 entreprises pharma et biotech, et les 10 plus grandes participations représentent 52% de l'indice.Parmi les autres trackers qui allient une taille critique et une liquidité suffisante, nous pouvons citer First Trust Health Care AlphaDEX Fund (FXH), PowerShares Dynamic Pharmaceuticals Portfolio (PPJ), SPDR S&P Pharmaceuticals ETF (XPH) et Market Vectors Pharmaceutical ETF (PPH). Vu les excellentes performances enregistrées par ces produits ces derniers mois, il est indiqué d'attendre un repli pour réinvestir dans le secteur pharma américain. Les incertitudes précitées concernant Obamacare pourraient en offrir.