Si la volatilité des marchés nous a récemment contraints à mettre l'accent sur le (très) court terme, nous ne pouvons évidemment pas perdre de vue les horizons longs, car les portefeuilles n'affichent de performances intéressantes que sur 5 à 10 ans au moins.
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Si la volatilité des marchés nous a récemment contraints à mettre l'accent sur le (très) court terme, nous ne pouvons évidemment pas perdre de vue les horizons longs, car les portefeuilles n'affichent de performances intéressantes que sur 5 à 10 ans au moins. C'est pourquoi nous braquons aujourd'hui les projecteurs sur 2029. Nous nous appuyons sur un rapport de Schroders intitulé Inescapble investment truths for the decade ahead pour étudier plusieurs des tendances économiques qui devraient marquer la prochaine décennie et pour évoquer diverses possibilités d'investissement.Pour évaluer le potentiel de croissance, il convient de commencer par observer l'évolution démographique.Diminution de la population active: la population active de l'Union européenne et du Japon va diminuer. Les Etats-Unis et la Chine, les deux plus grandes économies mondiales, connaîtront eux aussi un repli sensible.Faibles gains de productivité: dans le monde occidental surtout, la productivité ne progresse que faiblement depuis de nombreuses années et la plupart des spécialistes n'entrevoient pas d'amélioration à moyen terme. Les espoirs se concentrent dès lors sur les marchés émergents, qui devraient assurer l'essentiel des gains de productivité d'ici à 2029.Vieillissement de la population mondiale: d'une part, nous vivons plus longtemps (en moyenne), d'autre part, la natalité ne cesse de baisser. Conséquence: la population vieillit, sauf en Afrique. Il semble donc que contrairement à ce qu'ils avaient été ces dix et, surtout, vingt dernières années, les facteurs démographiques soient peu propices à une embellie conjoncturelle pour la décennie à venir. Une croissance économique de 2 à 3 % en moyenne pourrait déjà être considérée comme très honnête dans l'environnement actuel.Un contexte de croissance molle ne permet pas d'espérer de rendements élevés sur les obligations d'ici à 2029. La décennie qui vient de s'écouler a déjà été dramatique à cet égard, puisque les rendements ont été nettement inférieurs à leur moyenne historique - à laquelle rien ne dit, en outre, que nous reviendrons. Sans aller jusqu'à affirmer que les dix prochaines années ne seront pas meilleures que les dix dernières, il nous paraît qu'escompter s'enrichir sur les marchés obligataires serait utopique.Faut-il, dès lors, se tourner vers les actions? Le bilan de la décennie écoulée est mitigé: si les rendements des actions américaines ont été tout à fait honorables et proches de leurs moyennes historiques, ceux de la zone euro et du Japon n'ont pas atteint la moitié des leurs. Il semble que seules les actions des marchés émergents pourront offrir des rendements intéressants au cours des dix prochaines années; les valeurs américaines pourraient, au contraire, s'avérer décevantes.