Goldcorp, une entreprise dont le siège est établi au Canada, est le quatrième producteur d'or au monde en termes de production. Jusqu'il y a quelques semaines, l'entreprise affichait même la capitalisation boursière la plus élevée du secteur, jusqu'à ce qu'une correction récente la ramène sous le niveau de Barrick Gold et Newmont Mining. Goldcorp dispose de dix mines opérationnelles et de six projets en développement. On remarquera que toutes les mines actives, ainsi que tous les nouveaux projets, sont répartis sur le continent américain. Près de 40% de la production provient du Canada et des États-Unis, qui précèdent le Mexique avec 29% et l'Argentine avec 15%. La République dominicaine et le Guatemala se partagent le reste du gâteau. En termes de mines individuelles, c'est la mine mexicaine de Peñasquito qui arrive en têt...

Goldcorp, une entreprise dont le siège est établi au Canada, est le quatrième producteur d'or au monde en termes de production. Jusqu'il y a quelques semaines, l'entreprise affichait même la capitalisation boursière la plus élevée du secteur, jusqu'à ce qu'une correction récente la ramène sous le niveau de Barrick Gold et Newmont Mining. Goldcorp dispose de dix mines opérationnelles et de six projets en développement. On remarquera que toutes les mines actives, ainsi que tous les nouveaux projets, sont répartis sur le continent américain. Près de 40% de la production provient du Canada et des États-Unis, qui précèdent le Mexique avec 29% et l'Argentine avec 15%. La République dominicaine et le Guatemala se partagent le reste du gâteau. En termes de mines individuelles, c'est la mine mexicaine de Peñasquito qui arrive en tête avec une production attendue de 700.000 à 750.000 onces en 2015. Cerro Negro (Argentine), entrée en service l'an dernier, prend immédiatement la deuxième position avec 425.000 à 475.000 onces. En troisième position, on trouve la mine de Pueblo Viejo en République dominicaine, dans laquelle Goldcorp détient une participation de 40%. Les 60% restants sont entre les mains de Barrick Gold. Red Lake (Canada) suit en quatrième position, avec également une production supérieure à 400.000 onces. Goldcorp n'est donc pas (ou que très peu) active dans des régions politiquement instables. Cette concentration géographique, ainsi que le profil de croissance et les coûts relativement faibles expliquent la prime avec laquelle s'échange l'action par rapport à ses concurrentes. Deux nouvelles mines sont entrées en service l'an dernier : Éléonore au Québec et Cerro Negro, déjà citée. Éléonore produira entre 250.000 et 270.000 onces d'or sur base annuelle. Les réserves sont estimées à 4,97 millions d'onces. Celles de Cerro Negro sont encore un peu plus élevées : 5,26 millions d'onces. Au terme des trois premiers trimestres de 2015, la production totale du groupe s'établit à 2,55 millions d'onces. Soit une progression de quelque 29% par rapport à la même période, il y a un an, qui est bien entendu imputable à la mise en service des nouvelles mines. Goldcorp affiche ainsi un profil de croissance assez unique parmi les grands producteurs d'or. La plupart des géants du secteur, contraints de vendre des actifs pour réduire l'endettement, voient en effet leur production baisser. Goldcorp a elle aussi vendu des actifs superflus qui ne s'inscrivaient pas dans le profil de l'entreprise ces dernières années, mais il a également investi dans de nouveaux projets. Les résultats annuels ne seront publiés que fin février, mais on prévoit une production comprise entre 3,3 et 3,6 millions d'onces pour l'ensemble de l'exercice 2015. En 2014, la production s'était établie à 2,87 millions d'onces. Au terme du 3e trimestre, on pensait que la production se nicherait du côté supérieur de la fourchette de prévisions. Mais Goldcorp a été confronté à des problèmes techniques à Pueblo Viejo en décembre _ entre-temps résolus. Après trois trimestres, le coût de production total (AISC) s'élève à 859 USD l'once. Les prévisions pour l'ensemble de l'année 2015 font état de 850 à 900 USD. Les cash-flows libres redeviendront positifs en 2015 pour la première fois depuis 2011. Après la mise en service de nouvelles mines, les besoins de capitaux de Goldcorp ont beaucoup baissé. Les dépenses d'investissement s'établiront entre 1,2 et 1,4 milliard USD en 2015, contre 2,2 milliards USD en 2014 et 2,4 milliards USD en 2013. Au terme du 3e trimestre, la dette nette se montait à 2,7 milliards USD. C'est le montant le plus faible des grands groupes miniers après Agnico-Eagle Mines. Goldcorp a un nouveau directeur (CEO) depuis avril en la personne de David Garofalo. Goldcorp se distingue de ses concurrentes par un profil de croissance intéressant associé à des coûts faibles et une position financière solide. Après la récente baisse du cours, l'action affiche également une valorisation attrayante à moins de 0,6 fois la valeur comptable. Nous commençons le suivi de l'action avec un avis positif.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B