Genticel est spécialisée dans le développement de vaccins thérapeutiques destinés à lutter contre le virus du papillome humain (VPH) à un stade aussi précoce que possible. Le VPH peut provoquer un cancer du col de l'utérus et il n'existe actuellement aucun traitement thérapeutique à un stade précoce. Une étude européenne de phaseII sur 233patients est en cours avec le ProCervix _ entretemps rebaptisé GTCL001_ depuis début 2014, alors qu'une étude de phaseIb a été lancée aux États-Unis l'an dernier. L'action avait déjà plongé en janvier (d'environ 6EUR à 3EUR par action) quand le marché a appris que le GTCL001 n'avait pas atteint les critères primaires après douze mois de suivi. La direction restait cependant positive, puisque l'action s'était avérée statistiquement significative dans des segments importants du groupe cible _ les femmes de moins de 30ans, avec un col de l'utérus normal et une affection limitée. En avril, des analyses plus poussées ont révélé que l'efficacité était statistiquement démontrable pour 80% du groupe ...

Genticel est spécialisée dans le développement de vaccins thérapeutiques destinés à lutter contre le virus du papillome humain (VPH) à un stade aussi précoce que possible. Le VPH peut provoquer un cancer du col de l'utérus et il n'existe actuellement aucun traitement thérapeutique à un stade précoce. Une étude européenne de phaseII sur 233patients est en cours avec le ProCervix _ entretemps rebaptisé GTCL001_ depuis début 2014, alors qu'une étude de phaseIb a été lancée aux États-Unis l'an dernier. L'action avait déjà plongé en janvier (d'environ 6EUR à 3EUR par action) quand le marché a appris que le GTCL001 n'avait pas atteint les critères primaires après douze mois de suivi. La direction restait cependant positive, puisque l'action s'était avérée statistiquement significative dans des segments importants du groupe cible _ les femmes de moins de 30ans, avec un col de l'utérus normal et une affection limitée. En avril, des analyses plus poussées ont révélé que l'efficacité était statistiquement démontrable pour 80% du groupe cible. De plus, des études scientifiques ultérieures ont montré que les vaccins avaient toujours besoin de plus de temps pour sortir leurs effets en cas d'infections plus lourdes, ce qui incitait à l'optimisme pour les résultats 18mois après le traitement. La semaine dernière, on apprenait toutefois que le critère final n'était pas non plus atteint après 18mois, et que la tendance positive mesurable après 12mois ne s'était pas maintenue dans les groupes partiels précités. Il faut à présent attendre début 2017 et les résultats complets de l'étude après 24mois de suivi, mais il est clair que les projets d'étude de phaseIII à plus grande échelle en Europe et aux États-Unis peuvent être rangés au frigo. Bien entendu, c'est un coup dur pour Genticel. Car pour le reste, le pipeline apparaît bien maigre: outre le GTCL001, il ne comporte qu'un candidat vaccin préclinique GTCL002. Ce dernier est destiné à lutter contre quatre types de VPH supplémentaires, outre les types16 et 18 plus fréquents pour lesquels le GTCL0001 a été développé. Par ailleurs, le partenariat avec l'Indian Serum Institute pour le développement de vaccins thérapeutiques à partir de la Vaxiclas, la plateforme technologique brevetée de Genticel, pourrait donner lieu à un paiement d'étape cette année. Fin mars, l'entreprise biotechnologique française disposait de 18,8millions EUR de liquidités (consommation de liquidités: 3millions EUR au 1ertrimestre), de quoi tenir environ deux ans. La capitalisation boursière actuelle (28millions EUR à un cours de 1,8EUR par action) n'attribue donc guère de valeur à la technologie de Genticel. Mais nous ne voyons pas d'éléments significatifs susceptibles de déclencher une hausse des cours, et nous profiterions de tout rebond pour réduire les positions.Le gigantesque scandale environnemental qui a éclaboussé le constructeur automobile allemand Volkswagen en septembre 2015 continue de faire des vagues. Volkswagen a déjà mis de côté 16,2milliards EUR. Elle a conclu récemment un premier arrangement important aux États-Unis, qui prévoit le paiement d'un dédommagement total de 10milliards USD à 480.000propriétaires dupés, avec parallèlement pour 4,7milliards USD d'amendes liées à des infractions contre le droit environnemental. On recense dans le monde 11millions de voitures impliquées dans le scandale. En Europe, Volkswagen n'est jusqu'à présent pas disposée à verser d'indemnité, et accepte tout au plus de réparer les dommages. Il est cependant clair que le dernier mot n'a pas encore été dit dans ce dossier. Une enquête judiciaire a récemment été ouverte en Allemagne contre l'ancien président du conseil d'administration Martin Winterkorn, suspecté de manipulation des marchés. Cette enquête pourrait être étendue à d'autres membres du conseil d'administration et de la direction, dont l'actuel président du conseil d'administration Matthias Muller et le directeur général Hans Dieter Pötsch. Ces événements ouvrent des perspectives pour les actionnaires, qui ne restent d'ailleurs pas les bras croisés. La Nederlandse Stichting Vokswagen Investors Claims, Deminor et la VFB (la Fédération flamande des investisseurs), notamment, se montrent très actives - cette dernière en collaboration avec la DSW (Deutsche Schutzvereinigung fur Wertpapierbesitz, une association allemande d'actionnaires très respectée). Il faut cependant savoir que les demandes d'indemnisation sont soumises à un délai de prescription en Allemagne, et que celui-ci arrive à échéance le 18septembre prochain, un an après l'éclatement du scandale. En Allemagne, un investisseur peut adhérer à une "procédure modèle", le pendant allemand de la "class action" américaine. Comme ce n'est cependant possible qu'après qu'un tribunal a introduit une telle procédure et que ce ne sera sans doute pas le cas d'ici le 18décembre, la DSW conseille aux investisseurs d'introduire une demande d'indemnisation individuelle en Allemagne avant le 18septembre et de demander par ce biais une application de la procédure modèle. Pas évident, donc, et il sera bien entendu nécessaire de comparer les coûts liés à une telle procédure à l'indemnité envisageable en fin de course.