Affirmer que Genticel, une entreprise biotechnologique française qui sera cotée sur NYSE Euronext Paris et Bruxelles à partir du 9 avril (code ISIN : FR0011790542), sera performante au simple motif que les actions biotechnologiques ont actuellement le vent en poupe est pour le moins dangereux. Bien entendu, un climat boursier ou sectoriel positif est utile, mais ce n'est en aucun cas une garantie de succès. L'expérience nous apprend que le prix d'émission est souvent trop élevé, raison pour laquelle l'action nouvellement introduite connait une petite période de baisse. En outre, le secteur des biotechs - à la différence de certains autres - est tellement diversifié que le succès d'une entreprise particulière ne présage en aucun cas des chances de réussite d'une autre. Genticel est spécialisée dans le développement de vaccins thérapeutiques qui combattent le virus des papillomes humains (VPH) à un stade aussi précoce que possible. Le VPH est un virus qui peut mener à un cancer de l'utérus et pour lequel il n'existe actuellement pas de traitement thé...

Affirmer que Genticel, une entreprise biotechnologique française qui sera cotée sur NYSE Euronext Paris et Bruxelles à partir du 9 avril (code ISIN : FR0011790542), sera performante au simple motif que les actions biotechnologiques ont actuellement le vent en poupe est pour le moins dangereux. Bien entendu, un climat boursier ou sectoriel positif est utile, mais ce n'est en aucun cas une garantie de succès. L'expérience nous apprend que le prix d'émission est souvent trop élevé, raison pour laquelle l'action nouvellement introduite connait une petite période de baisse. En outre, le secteur des biotechs - à la différence de certains autres - est tellement diversifié que le succès d'une entreprise particulière ne présage en aucun cas des chances de réussite d'une autre. Genticel est spécialisée dans le développement de vaccins thérapeutiques qui combattent le virus des papillomes humains (VPH) à un stade aussi précoce que possible. Le VPH est un virus qui peut mener à un cancer de l'utérus et pour lequel il n'existe actuellement pas de traitement thérapeutique à un stade précoce. Avec le ProCervix, l'entreprise n'avait qu'un produit en étude de phase II en Europe début 2014. Des résultats de sécurité intermédiaire suivront en 2015 et 2016, mais il faudra attendre 2007 pour disposer des résultats complets. En cas de réussite, une étude de phase III sera lancée en Europe et aux Etats-Unis. L'entreprise espère mettre un candidat vaccin sur le marché en 2021 ou 2022. Le chemin est donc encore très long pour ce vaccin prometteur, pour lequel Genticel attend un chiffre d'affaires maximal de plus d'un milliard EUR. En outre, les Français ont, avec le multivalent HPV, un 2e candidat vaccin en phase préclinique qui pourrait traiter quatre types de VPH supplémentaires - outre les types 16 et 18, les plus fréquents, que combat le ProCervix. La première étude clinique devrait commencer en 2017. Enfin, Genticel veut conclure des accords de partenariat pour le développement de vaccins thérapeutiques sur la base de Vaxiclase, sa plateforme technologique brevetée. L'introduction en Bourse (IPO) a pour but de collecter 30 à 40 millions EUR. La fourchette de prix indicative est comprise entre 6,75 et 8,25 EUR par action. La période de souscription court jusqu'au 2 avril, mais pourra être clôturée de manière anticipée. Nous conseillons d'attendre et donc de ne pas participer à l'IPO. Pourquoi l'Initié de la Bourse est-il toujours positif concernant Asian Citrus ? J'ai perdu depuis longtemps toute confiance dans cette entreprise qui n'est à mes yeux qu'un deuxième Asian Bamboo. Les trois dernières années ont effectivement été très décevantes pour le plus grand producteur chinois d'oranges. Parfois en raison d'éléments externes, mais il s'est aussi passé des choses au sein de l'entreprise qui feraient froncer les sourcils de tout actionnaire occidental traditionnel. La croissance structurelle toujours intacte - au moins un doublement de la production au cours des prochaines années et l'augmentation de la consommation intérieure en Chine - s'en trouve complètement éclipsée. L'action s'échange 85% sous son plus haut de 84 pence (GBp) par action début 2011. Après le rejet de plusieurs résolutions par l'assemblée générale fin 2013, l'entreprise a pris conscience qu'il était impératif d'améliorer la communication et la gouvernance. Début mars, elle a ainsi annoncé que Tony Tong, 73 ans, le fondateur, CEO et président du conseil d'administration, ferait un pas de côté. L'expérimenté O. N. Ng a été nommé CEO et avec Herman Ng, membre du conseil d'administration depuis mars 2013, ils ont choisi un président qui possède un excellent background financier. Tommy Tong, le fils du fondateur, devient vice-président. Une étape importante a ainsi été franchie dans le rétablissement de la confiance des investisseurs à terme. Mais ce ne sera pas encore pour cette semaine vu les prévisions annoncées pour la récolte d'été. L'an dernier, elle avait baissé à 57.367 tonnes (71.814 tonnes en 2012) en raison d'une maladie infectieuse qui a frappé la plantation de Hepu. Pour 2014, l'entreprise table sur une production de 57.000 tonnes, soit un statu quo au lieu d'une légère reprise. Le point positif est que, contrairement à ce qui s'est passé pour la récolte d'hiver, les prix de vente ne baisseront que de 1 à 1,3%. Comme on s'y attendait, les résultats semestriels ont été mauvais. Le chiffre d'affaires a reculé de 16,1%, à 748,3 millions de yuans chinois (CNY) en raison de la baisse de la récolte d'hiver (-8,3%) et des prix de vente (-14,6%). Heureusement, la division Transformation des fruits a bien résisté. En raison de la hausse des coûts, le bénéfice net apuré a baissé de 0,20 à 0,03 CNY (ou 0,3 pence) par action. L'entreprise ne versera pas de dividende intérimaire cette année. Malgré l'important programme d'investissement de ces dernières années - pour l'aménagement de la plantation de Hunan et la construction d'une usine de transformation des fruits -, la trésorerie n'a guère baissé à 16,8 pence par action. Nous attendons les premières mesures de la direction pour remédier à la valorisation absurde de 0,2 fois la valeur comptable et 0,72 fois la trésorerie. Nous continuons à recommander Citrus comme investissement à long terme, assorti d'un risque élevé (1C) !