Malheureusement, elle a eu raison, et cet exemple s'inscrit dans une liste de plus en plus longue d'applications d'un précompte mobilier (PM) lors d'une "corporate action", comme une division d'actions ou une fusion. La banque a appliqué une circulaire de la Febelfin datant de 2012 qui traitait notamment de l'application du PM en cas de fusion entre deux entreprises extérieures à l'Espace économique européen. Cette circulaire modifie la position de 2004, moins stricte, sur la base de l'administration et de la jurisprudence fiscales. La révision entraîne donc un prélèvement du précompte beaucoup plus fréquent, mais la situation reste très opaque, et chaque cas est analysé séparément. De plus, un sentiment d'injustice demeure, puisque la transaction en soi ne crée aucune valeur pour l'actionnaire. La fusion début mai entre Ganger Rolf et Bonheur s'est accompagnée de la création de 0,8174action Bonheur par action Ganger Rolf existante. Les deux holdings avaient des activit...

Malheureusement, elle a eu raison, et cet exemple s'inscrit dans une liste de plus en plus longue d'applications d'un précompte mobilier (PM) lors d'une "corporate action", comme une division d'actions ou une fusion. La banque a appliqué une circulaire de la Febelfin datant de 2012 qui traitait notamment de l'application du PM en cas de fusion entre deux entreprises extérieures à l'Espace économique européen. Cette circulaire modifie la position de 2004, moins stricte, sur la base de l'administration et de la jurisprudence fiscales. La révision entraîne donc un prélèvement du précompte beaucoup plus fréquent, mais la situation reste très opaque, et chaque cas est analysé séparément. De plus, un sentiment d'injustice demeure, puisque la transaction en soi ne crée aucune valeur pour l'actionnaire. La fusion début mai entre Ganger Rolf et Bonheur s'est accompagnée de la création de 0,8174action Bonheur par action Ganger Rolf existante. Les deux holdings avaient des activités très similaires, et en ce sens, la fusion est logique. Bonheur est l'actionnaire principal (51,92%) de Fred Olsen Energy (installations de forage offshore), et détient également des participations de 100% dans Fred Olsen Renewables (parcs éoliens, surtout en Écosse), Fred Olsen Ocean (navires spécialisés dans l'installation de parcs éoliens en mer) et Fred Olsen Cruise Lines (navires de croisière). À cela s'ajoutent encore une série d'investissements, dont une participation de 54% dans NHST Media Group, l'éditeur du journal d'affaires norvégien Dagens Naeringsliv. Un dividende brut de 2NOK par action sera distribué le 9juin (date ex-dividende: 27 mai). L'action Bonheur est à conserver (2B). Je suis actionnaire de Technip. Quelle est votre opinion sur l'action après l'annonce de la fusion avec FMC Technologies ? Le géant des services pétroliers Technip collaborait avec son concurrent américain FMC Technologies via par l'intermédiaire de sa joint-venture Forsys Subsea depuis l'an dernier. Cette étroite coopération dans le segment offshore a donc mené à une proposition de fusion, dans le cadre de laquelle les actionnaires Technip auront droit à deux actions du groupe fusionné TechnipFMC pour chaque action Technip, alors que le rapport s'établit à une action nouvelle pour une action existante pour les actionnaires FMC. Les deux entreprises détiendront ainsi environ 50% du groupe fusionné, et Technip sera récompensée par une prime de 10%. L'entreprise espère boucler la fusion début 2017. Il n'y a encore aucune certitude que la transaction aboutira. Fin 2014, l'acquisition du concurrent CGG avait échoué en raison de l'opposition des autorités françaises. Plus récemment, la mégafusion prévue entre les numéros deux et trois des services pétroliers aux États-Unis _ Halliburton et Baker Hughes _ a capoté principalement en raison de l'opposition des autorités américaines à la concurrence. La fusion entre Technip et FMC a toutefois de plus grandes chances de succès à nos yeux, puisque les activités se chevauchent beaucoup moins. Sur la base des résultats de 2015, le groupe fusionné aurait réalisé un chiffre d'affaires (CA) de 20milliards USD et des cash-flows opérationnels (EBITDA) de 2,4milliards USD. Le carnet de commandes total s'établirait fin mars à 20milliards USD. Le groupe table sur 400 millionsUSD d'économies (avant impôts) pour 2019, en plus des plans d'économies actuellement en cours. Nous sommes favorables à l'opération puisqu'elle permettra à Technip de consolider son statut d'acteur global, avec un assortiment de produits et services encore plus étendu qui autorise une optimisation de l'exploitation, de la production et de la durée de vie de ses projets dans le pétrole et le gaz. Ce qui reste indispensable, vu les velléités d'économie persistantes dans le secteur. Le rapport du 1ertrimestre montre certes une amélioration des résultats, mais le carnet de commandes reste sous pression avec une contraction de 20,9milliards EUR fin 2014 à 14,9milliards EUR le 31mars 2016. Le CA a reculé de 4,2%, à 2,76milliards EUR, réparti à parts égales entre la division Onshore/Offshore et la division Subsea. Le bénéfice opérationnel ajusté (ebit) a progressé de 37,8% à 236,6 millions EUR, ce qui correspond à une augmentation de la marge d'ebit de 6 à 8,6% au niveau du groupe, avec 5,1% (contre 1,5%) pour Offshore/Onshore et 13,1% (contre 12,8%) pour Subsea. Les prévisions pour 2016 ont été confirmées. L'action Technip a fait un bond de 15% à l'annonce des projets de fusion. Le marché a ainsi pris un acompte sur une conclusion positive de l'opération. D'autre part, il est très probable que le fisc belge facture alors 27% de précompte mobilier sur la valeur totale de l'action Technip. C'est pourquoi nous abaissons temporairement la note à vendre (3B). Une fois la fusion accomplie, l'action sera candidate au portefeuille modèle, dans le contexte d'un marché du pétrole stabilisé.