Nous écrivons depuis longtemps que le joli redressement opéré par l'entreprise espagnole Gamesa, active dans l'énergie éolienne, était (largement) intégré dans le cours de l'action. Manifestement, c'est également l'opinion de la direction, qui a procédé à une augmentation de capital début septembre, alors que le titre était à son plus-haut. L'émission - dans le périmètre du capital autorisé - de 25,4 millions d'actions nouvelles (9,99% du total) à un prix d'émission de 9,3 EUR a permis de récolter 236 millions EUR. Avec cet argent, les Espagnols comptent saisir les nouvelles opportunités sur les marchés émergents et financer leur entrée sur le segment offshore (en mer). En juillet dernier, Gamesa a en effet signé un accord de principe avec Areva pour la création d'une joint-venture exclusivement active offshore. Gamesa a construit à cet effet un nouveau modèle spécifique, la G132-5.0 MW. Normalement, la joint-venture recevra son feu vert avant fin 2014. Areva apporte un pipeline de projets de 2,8 GW et l'objectif, ambitieux, consiste à conquérir une...

Nous écrivons depuis longtemps que le joli redressement opéré par l'entreprise espagnole Gamesa, active dans l'énergie éolienne, était (largement) intégré dans le cours de l'action. Manifestement, c'est également l'opinion de la direction, qui a procédé à une augmentation de capital début septembre, alors que le titre était à son plus-haut. L'émission - dans le périmètre du capital autorisé - de 25,4 millions d'actions nouvelles (9,99% du total) à un prix d'émission de 9,3 EUR a permis de récolter 236 millions EUR. Avec cet argent, les Espagnols comptent saisir les nouvelles opportunités sur les marchés émergents et financer leur entrée sur le segment offshore (en mer). En juillet dernier, Gamesa a en effet signé un accord de principe avec Areva pour la création d'une joint-venture exclusivement active offshore. Gamesa a construit à cet effet un nouveau modèle spécifique, la G132-5.0 MW. Normalement, la joint-venture recevra son feu vert avant fin 2014. Areva apporte un pipeline de projets de 2,8 GW et l'objectif, ambitieux, consiste à conquérir une part de marché de 20% dans le segment offshore d'ici à 2022. Côté résultats, Gamesa continue à surfer sur la tendance positive amorcée l'an dernier. En 2012, l'entreprise avait encore essuyé une perte nette récurrente de 59 millions EUR, soit -0,23 EUR par action. En 2013, les Espagnols ont enregistré un bénéfice net récurrent de 51 millions EUR ou 0,20 EUR par action. Et au terme des neuf premiers mois de l'exercice, le chiffre d'affaires (CA) est en hausse de 17,4% par rapport à la même période, l'an dernier, à 1,94 milliard EUR. La puissance installée a progressé de 30,6%, à 1832 mégawatts (MW). En raison du gonflement du carnet de commandes (+78% à 2167 MW), l'entreprise est en bonne voie d'atteindre le côté supérieur de la fourchette de prévisions pour l'ensemble de l'année 2014 - entre 2200 et 2400 MW. Le redressement de la marge opérationnelle (marge d'EBIT) se poursuit également. Alors qu'elle ne dépassait pas 1,7% en 2012, celle-ci a bondi à 5,5% en 2013 et atteint 6,4% sur les trois premiers trimestres de cette année (contre 5,4% sur la même période, l'an dernier.). Hors effets de change, elle s'établirait même à 7,3%. L'objectif pour l'an prochain est compris entre 8 et 10%. Le bénéfice net a doublé à 64 millions EUR, ou 0,26 EUR par action. Après le repli de l'action et compte tenu de la poursuite du redressement des résultats, Gamesa s'échange à respectivement 21 fois et 14 fois les bénéfices attendus en 2014 et 2015. Ce qui reste assez cher, mais suffisant pour relever la note à "conserver/attendre" (2B). L'action Transocean plonge encore. Je crains de plus en plus de ne jamais rentabiliser mon investissement. Le gros creux cyclique du secteur des services pétroliers laisse également de profondes traces chez Transocean, le premier fournisseur mondial d'installations de forage pétrolier. Un élément qui rend Transocean particulièrement vulnérable est le fait que sur une flotte de 69 plateformes actives (pour une flotte totale de 79 plateformes), le contrat de location de 11 plateformes arrive à son terme cette année encore, alors que celui de 20 autres plateformes expire l'an prochain. Dans le contexte actuel, il est clair que de nouvelles plateformes connaîtront une période d'inactivité. La direction n'exclut d'ailleurs pas des mises hors service définitives. En raison de la détérioration de l'environnement de marché, Transocean a enregistré des dépréciations de 1,92 milliard USD sur le goodwill des acquisitions précédentes (le goodwill résiduel au bilan s'élève à 1 milliard USD) et de 0,79 milliard USD sur la valeur comptable des plateformes de forage en eaux peu profondes au 3e trimestre. Le taux d'occupation est retombé à 75%, contre 78% le trimestre précédent et 83% au 3e trimestre de l'an dernier. Après neuf mois, le taux d'occupation moyen s'élève à 77%, contre 84% l'an dernier. Heureusement, le tarif journalier moyen reste stable (410.000 USD). Après neuf mois, le tarif moyen était même plus élevé que l'an dernier : 411.000 USD contre 379.000 USD. Le bénéfice net récurrent s'élevait à 352 millions USD, soit 0,96 USD par action, contre 1,36 USD l'an dernier. Au terme du 3e trimestre, le compteur affiche 1,46 milliard USD (4 USD par action), contre 1,23 milliard USD ou 3,38 USD par action en 2013. Le programme d'économies est poursuivi, mais aussi c'est aussi le cas du programme d'investissement dans 12 nouvelles plateformes (dont 5 avec un contrat à long terme). Deux nouvelles plateformes de forage en eaux très profondes - tous deux avec un contrat de trois ans à un tarif journalier de 595.000 USD et 600.000 USD respectivement - ont apporté leur première contribution au résultat au cours du trimestre écoulé. Transocean veut préserver son bilan solide (investment grade). Dans ce contexte, il n'est pas certain que le dividende brut très généreux de 3 USD par action soit maintenu. Les projets d'une cotation distincte de la filiale Caledonia Offshore Drilling - avec 8 plateformes pour eaux peu profondes, actives dans la mer du Nord - ont été (provisoirement ?) mis au frigo. Nous continuons à recommander l'achat (1B) de l'action en raison de sa faible valorisation (0,7 fois la valeur comptable, 10 fois le bénéfice net 2015) et des perspectives positives à long terme.