L'action Gamesa est en hausse constante pour deux raisons. Toute d'abord, l'entreprise espagnole d'énergie éolienne a enregistré des résultats meilleurs qu'attendu au premier trimestre. Le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 43,1% à 820 millions EUR (+29% sans effets de change), dopés par l'augmentation des ventes de 52% dans la division éoliennes (713 millions EUR). La division Maintenance a vu son CA progresser de 3,1% (108 millions EUR). La puissance installée a augmenté de 25,6% à 713 mégawatts (MW). Le bénéfice opérationnel récurrent (REBIT; hors éléments uniques) a bondi de 92,2% à 66 millions EUR, soit une marge d'EBIT de 8%, contre 6% l'an dernier et 6,7% en rythme annuel en 2014. Le bénéfice net récurrent a progressé de 160% à 44 millions EUR (0,159 EUR par action). Le plan de redressement 2013-2015 a été clôturé anticipativement avec succès, et Gamesa a présenté entretemps un plan 2015-2017 qui a été très bien accueilli. C'est la deuxième explication à la hausse des cours. L'entreprise envisage de porter la puissanc...

L'action Gamesa est en hausse constante pour deux raisons. Toute d'abord, l'entreprise espagnole d'énergie éolienne a enregistré des résultats meilleurs qu'attendu au premier trimestre. Le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 43,1% à 820 millions EUR (+29% sans effets de change), dopés par l'augmentation des ventes de 52% dans la division éoliennes (713 millions EUR). La division Maintenance a vu son CA progresser de 3,1% (108 millions EUR). La puissance installée a augmenté de 25,6% à 713 mégawatts (MW). Le bénéfice opérationnel récurrent (REBIT; hors éléments uniques) a bondi de 92,2% à 66 millions EUR, soit une marge d'EBIT de 8%, contre 6% l'an dernier et 6,7% en rythme annuel en 2014. Le bénéfice net récurrent a progressé de 160% à 44 millions EUR (0,159 EUR par action). Le plan de redressement 2013-2015 a été clôturé anticipativement avec succès, et Gamesa a présenté entretemps un plan 2015-2017 qui a été très bien accueilli. C'est la deuxième explication à la hausse des cours. L'entreprise envisage de porter la puissance installée entre 3500 et 3800 MW pour 2017, contre 2623 MW en 2014 et un objectif de 3100 MW cette année. La marge d'EBIT doit atteindre au moins 8%, ce qui implique au moins un doublement de l'EBIT par rapport à 2014. Ces objectifs ambitieux sont réalisables grâce à l'excellente position dans les grands marchés émergents de l'énergie éolienne : numéro 1 en Inde (569 MW en 2014; part de marché passée de 21% en 2013 à 32% en 2014) et au Mexique (450 MW; part de marché stable à 73%) et numéro 2 au Brésil (416 MW en 2014; part de marché de 20% à 22%). La croissance attendue de la puissance installée cumulée sur ces marchés - période 2015-2017, par rapport à 2012-2014 - est comprise entre 58% et 81%, contre une croissance moyenne mondiale de 4% à 17%. La valorisation de Gamesa - 22,5 fois le bénéfice attendu en 2015 et une valeur d'entreprise (EV) correspondant à 9,7 fois les cash-flows opérationnels (EBITDA) attendus pour 2015 - n'est pas encore excessive vu les perspectives positives. Conserver (2B). Ces derniers temps, il a fait beaucoup plus calme autour d'Ablynx qu'autour de nombreuses autres entreprises biotech belges. Quelles annonces pouvons-nous attendre au cours des 12 à 18 prochains mois ? Cette semaine, on a en tout cas appris - avec surprise d'ailleurs - qu'Ablynx avait signé un contrat de licence avec le groupe japonais Taisho Pharmaceutical pour le développement et la commercialisation de l'ozoralizumab au Japon. Après un deal comparable en 2013 avec Eddingpharm pour la Grande Chine, c'est le deuxième contrat portant sur le nanocorps anti-TNF alpha avec lequel Ablynx a déjà passé avec succès une première étude de phase II (proof-of-concept) pour des patients souffrant de rhumatismes en 2011. Ablynx recevra un paiement d'étape de près de 3 millions USD, auxquels pourront s'ajouter d'autres paiements d'étape au fil du développement du produit et des royalties sur les ventes nettes au Japon. Il est important de savoir qu'une étude de phase II a déjà été effectuée au Japon, et que le développement pourrait donc être plus rapide qu'en Chine où le produit fait actuellement l'objet de tests précliniques. De toute manière, une éventuelle commercialisation n'interviendra pas avant 2022. Deux études de phase IIb ont été lancées sur l'ALX-0061 contre les rhumatismes plus tôt dans l'année. Les résultats seront communiqués au 2e semestre 2016 et AbbVie, partenaire dans ce projet, décidera de prendre l'ALX-0061 en licence ou non en fonction. Cet été commencera une troisième étude de phase II avec l'ALX-0061 contre le lupus (résultats et décision de prise en licence en 2018). Ablynx veut terminer d'ici à fin 2015 le recrutement pour l'étude de phase IIa avec l'ALX-0171 - le nanocorps par inhalation destiné à combattre les infections pulmonaires causées par le VRS chez les jeunes enfants -, une étude sur 35 patients. Les résultats suivront au printemps 2016 et s'ils sont positifs, Ablynx lancera une plus grande étude de phase IIb au 2e semestre. Après l'été commencera une étude de phase III sur le produit le plus avancé : le caplacizumab, un médicament traitant la PPT, une maladie du sang potentiellement mortelle, dont les résultats sont attendus fin 2017. Sur la base des excellents résultats des études de phases II, Ablynx va introduire une demande d'approbation provisoire pour l'Europe au 1er semestre 2017. Parallèlement, l'entreprise étudie la stratégie commerciale la plus indiquée pour le caplacizumab. Côté partenariats, on attend cette année les résultats de l'étude de phase Ib de Merck-Serono avec l'ALX-0761 contre le psoriasis et éventuellement le démarrage de nouvelles études cliniques. L'action Ablynx s'est bien rétablie ces derniers mois pour atteindre son plus haut historique (11,48 EUR), sous l'impulsion du fonds d'investissement britannique Taube Hodson Stonex Partners qui détient pour l'heure 5,14% du capital (moins de 3% début mai). Vu le pipeline étendu, la position financière solide et les annonces attendues, nous n'excluons pas de nouveaux cours record, surtout l'an prochain. Digne d'achat, mais continuez à tenir compte du risque supérieur à la moyenne propre au secteur biotech. (1C).