Galapagos, acteur phare des biotechnologies, a vu sa capitalisation boursière reculer de 15 à 7 milliards d'euros. Les études cliniques liées au filgotinib, le médicament phare pour le traitement de la maladie de Crohn, sont temporairement suspendues afin de ne pas surcharger les hôpitaux et de donner la priorité absolue à la lutte contre le coronavirus. Cela signifie que les résultats de ces études seront également disponibles plus tard que prévu et, s'ils sont positifs...

Galapagos, acteur phare des biotechnologies, a vu sa capitalisation boursière reculer de 15 à 7 milliards d'euros. Les études cliniques liées au filgotinib, le médicament phare pour le traitement de la maladie de Crohn, sont temporairement suspendues afin de ne pas surcharger les hôpitaux et de donner la priorité absolue à la lutte contre le coronavirus. Cela signifie que les résultats de ces études seront également disponibles plus tard que prévu et, s'ils sont positifs, que les ventes du filgotinib pour cette indication ne se feront sentir que plus tard. Mais ce report n'explique qu'une (petite) partie de la forte baisse du cours de l'action. Onno van de Stolpe, le directeur de Galapagos, qui a été sacré manager de l'année par Trends, souligne à juste titre le bilan sain de la biotech, qui peut se targuer de posséder plusieurs milliards d'euros de trésorerie. "Je suis persuadé que nous pouvons surmonter cette tempête", a-t-il déclaré. Estimant que l'action Galapagos a été injustement et sévèrement sanctionnée ces dernières semaines, nous vous proposons d'émettre des options put.Galapagos décembre 2020au prix d'ex. de 150 EUR,à 37,79 EURDans le contexte négatif qui prévaut actuellement, les options put sont devenues très onéreuses. Nous prenons donc place du côté des émetteurs et percevons une prime de 3.779 euros (37,79x100) avec ce contrat. Quels sont les scénarios envisageables? Certains résultats de tests pourraient se révéler décevants et entraîner une baisse du cours de l'action. Un soutien important est attendu à 132 euros: une chute y sera probablement arrêtée, du moins ralentie. En cas d'exercice de l'option, nous achèterions les actions à 150 euros, soit 112,21 euros déduction faite de la prime. Ce serait un bon prix dans une perspective de plus long terme. Cependant, nous supposons que le cours augmentera à nouveau une fois refermée la parenthèse du coronavirus. Même en cas de légère hausse, le cours serait supérieur au prix d'exercice. Dans ce cas, l'option serait dépourvue de valeur intrinsèque. Si cela se produisait bientôt, l'option aurait toutefois toujours une valeur temps, qui fondrait à l'approche de la date d'expiration du 18 décembre. Une troisième possibilité serait une évolution latérale du cours de l'action. Ce cas de figure entraînerait aussi une disparition de la prime, mais cette dernière serait plus lente.