Après avoir entamé l'année en force, l'euro souffre depuis avril. Il est tombé la semaine dernière à son plus bas niveau face au dollar américain en 14 mois.
...

Après avoir entamé l'année en force, l'euro souffre depuis avril. Il est tombé la semaine dernière à son plus bas niveau face au dollar américain en 14 mois.Le dollar s'apprécie face à la quasi intégralité des autres devises depuis avril. A la mi-août, l'indice dollar enregistrait une hausse de 10% par rapport au plancher de la mi-février, un bond très impressionnant sur le marché des devises. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Le premier est la politique monétaire de la Fed, qui a relevé son taux directeur à plusieurs reprises déjà et prévoit deux nouvelles hausses encore cette année. La BCE n'a, elle, pas encore entamé son processus de normalisation - le premier relèvement est prévu pour la fin de l'an prochain au plus tôt. La croissance, outre-Atlantique, est en outre plus soutenue: le PIB américain a gagné 4,1% au deuxième trimestre, le taux de croissance le plus élevé depuis 2014. Incapable d'en faire autant, la zone euro est de surcroît confrontée à des problèmes internes, comme les inquiétudes suscitées par les projets de budget du gouvernement italien et les possibles répercussions de la crise turque sur son secteur bancaire.Mais un dollar vigoureux n'a pas que des avantages. L'abandon des monnaies des pays émergents en faveur du billet vert a été particulièrement néfaste aux pays très endettés en dollar - l'appréciation de la devise américaine gonfle les montants des remboursements libellés en monnaies locales, sur lesquelles la reprise de l'inflation et la perte de confiance accentuent davantage encore la pression. Les exemples les plus extrêmes sont ceux de la Turquie et de l'Argentine, mais la roupie indienne est elle aussi tombée à un niveau plancher. Donald Trump s'oppose à de nouveaux relèvements de taux, qui nuiraient aux exportations américaines. Une correction du billet vert serait en tout cas la bienvenue.Maints produits à levier (turbos, boosters, traders, sprinters), avec ou sans stop-loss, permettent de miser sur un rééquilibrage de la paire EUR/USD. C'est chez BNPParibasMarkets que le spread (écart entre les cours acheteur et vendeur) est le plus faible: 0,01 euro. Les turbos de GoldmanSachsMarkets et les sprintersd'ING offrent davantage de choix, mais le spread est de deux centimes. Nous recommandons d'opter pour un stop-loss inférieur à 1,04.