Manifestement, la direction très expérimentée de la plus grande société de royalties et de streaming au monde, le groupe canadien Franco-Nevada (FNV), partage notre position : les prix des métaux précieux sont proches d'un plancher sur plusieurs années. L'entreprise passe en tout cas la vitesse supérieure dans le renforcement de son portefeuille. Exempte de dettes, FNV avait déjà relevé cette année sa facilité de crédit (non utilisée) de 500 à 750 millions USD. Elle a récemment décidé d'exercer l'option contractuelle permettant de porter l'enveloppe disponible à 1 milliard USD. Avec l'effondrement des cours des matières premières, leurs bilans surchargés de dettes et la faiblesse de leurs cours de Bourse, les groupes miniers, y compris les leaders du secteur, sont de plus en plus friands de contrats de streaming pour le finan...

Manifestement, la direction très expérimentée de la plus grande société de royalties et de streaming au monde, le groupe canadien Franco-Nevada (FNV), partage notre position : les prix des métaux précieux sont proches d'un plancher sur plusieurs années. L'entreprise passe en tout cas la vitesse supérieure dans le renforcement de son portefeuille. Exempte de dettes, FNV avait déjà relevé cette année sa facilité de crédit (non utilisée) de 500 à 750 millions USD. Elle a récemment décidé d'exercer l'option contractuelle permettant de porter l'enveloppe disponible à 1 milliard USD. Avec l'effondrement des cours des matières premières, leurs bilans surchargés de dettes et la faiblesse de leurs cours de Bourse, les groupes miniers, y compris les leaders du secteur, sont de plus en plus friands de contrats de streaming pour le financement de leurs activités. David Harquail, CEO de FNV, a évoqué récemment un nombre gigantesque d'opportunités, de plus sur des actifs de qualité inédite. Traditionnellement, FNV est surtout active dans l'or. Mais la semaine dernière, la société a annoncé un premier contrat de streaming portant exclusivement sur de l'argent avec Teck Resources, un producteur de cuivre en grande difficulté financière. FNV déboursera 610 millions USD, en échange de la production d'argent de la mine de cuivre d'Antamina au Pérou (à concurrence de la participation de 22,5% détenue par Teck Resources). Il s'agit de la huitième mine de cuivre au monde. En service depuis 14 ans déjà, elle présente l'un des profils de coûts les plus faibles au monde. A partir du 4e trimestre, FNV recevra en moyenne 3 millions d'onces d'argent (40.900 onces d'équivalent or) par an, à 5% du prix spot à peine. La production attendue pour 2015 est comprise jusqu'à présent entre 335.000 et 355.000 onces d'équivalent or. En d'autres termes : le contrat apportera immédiatement une contribution substantielle au bénéfice par action. De plus, Antamina présente toujours un fort potentiel en matière d'exploration, avec une durée de vie résiduelle vraisemblable de 30 à 40 ans. FNV justifie ce stream d'argent significatif par un ratio or/argent exceptionnellement élevé de 74, contre une moyenne de 57 depuis 1972. Les Canadiens ont également finalisé le contrat de streaming d'argent conclu précédemment sur la mine de cuivre de Cobre Panama (First Quantum). La contribution totale de FNV s'élèvera à 1 milliard USD, dont une première tranche de 330 à 340 millions USD sera versée en octobre. Le démarrage de la production est prévu fin 2017, et FNV recevra en moyenne 87.500 onces d'équivalent or au cours des 11 prochaines années, et 62.500 onces d'équivalent or sur les 23 prochaines années. Le portefeuille diversifié se compose d'environ 400 actifs, dont 45 étaient en production fin juin. C'est des métaux précieux que provenaient 88% du chiffre d'affaires (CA; 109,4 millions USD au 2e trimestre, +1,6% par rapport à la même période l'an dernier), alors que la part des royalties sur le pétrole et le gaz (10,3 millions USD) est retombée à 9%. Du point de vue géographique, 41% du CA est réalisé en Amérique du Nord et 41% en Amérique latine. Au terme du 1er semestre, le CA s'établissait à 218,6 millions USD, contre 211,8 millions USD l'an dernier (+3,2%). La baisse des prix réalisés a donc été largement compensée par l'augmentation de la production, passée de 130.570 à 168.121 onces d'équivalent or (+28,8%). Les cash-flows opérationnels récurrents (REBITDA) ont reculé de 3,8% à 165,5 millions USD, les bénéfices récurrents de 34,8% à 45,8 millions USD - soit 0,30 USD par action. ConclusionNous sommes satisfaits du contrat de streaming d'argent conclu avec Franco Nevada. L'entreprise dispose encore de 800 millions USD pour de nouvelles transactions. Le modèle d'affaires unique démontre à nouveau sa valeur. Il a engendré un return annuel moyen de 19% depuis l'entrée en Bourse en 2007, si l'on tient compte du dividende, en hausse chaque année, d'actuellement 0,84 USD par action, soit un rendement brut de 1,72%. Nous reprenons l'action en Sélection et nous envisageons une intégration dans le portefeuille modèle. Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B