Ces dernières années, l'or a incontestablement pris une raclée. Après plus de quatre ans de tendance foncièrement baissière, le sentiment autour de l'or a complètement changé. Alors qu'au début de cette décennie, les plus optimistes annonçaient des cours toujours plus élevés (2000, non, 3000, non, 5000 USD l'once), ils enchérissent aujourd'hui à la baisse (1000, non, 800, non...350 USD l'once). Les 'Bulls' (taureaux, partisans de la hausse) sont devenus 'bears' (ours, partisans de la baisse). Cette évolution est parfaitement représentée par Martin Armstrong, qui annonçait il y a quelques années que le cours de l'or s'établirait à 2000 USD fin 2015 mais annonça ...

Ces dernières années, l'or a incontestablement pris une raclée. Après plus de quatre ans de tendance foncièrement baissière, le sentiment autour de l'or a complètement changé. Alors qu'au début de cette décennie, les plus optimistes annonçaient des cours toujours plus élevés (2000, non, 3000, non, 5000 USD l'once), ils enchérissent aujourd'hui à la baisse (1000, non, 800, non...350 USD l'once). Les 'Bulls' (taureaux, partisans de la hausse) sont devenus 'bears' (ours, partisans de la baisse). Cette évolution est parfaitement représentée par Martin Armstrong, qui annonçait il y a quelques années que le cours de l'or s'établirait à 2000 USD fin 2015 mais annonça récemment un repli à 800 USD. 'Gold is doomed,' affirme-t-il, ce qui résume assez bien le consensus au niveau mondial, de Goldman Sachs à Morgan Stanley en passant par la Deutsche Bank : l'or ne peut que s'orienter à la baisse au cours des prochaines années, et même dans d'importantes proportions !Nous vivons dans un monde totalement différent de celui d'il y a cinq ans. Mais, objectivement, la différence est bien plus subtile. Les niveaux de dettes du monde, en premier lieu des Etats-Unis et de l'Union européenne, ont continué d'augmenter. Alors que la croissance de l'économie mondiale ne semble toujours pas vouloir décoller et que les réserves aurifères des mines sont à nouveau à la baisse. La principale condition à la formation d'un plancher pour de nombreuses années est présente. Le sentiment est extrêmement négatif. " Goud is out ", personne ne le conteste. Souvenez-vous de cette Une que le Business Week sortait à la veille d'un merveilleux marché haussier en Bourse, au début des années 1980, et qui annonçait la " mort des actions " ('Death of Equities'). Grande volatilitéRappelez-vous la situation de début 2003 et début 2009 sur les marchés financiers. Cette dernière phase avant le plancher est très agressive ; c'est la phase de la panique, de la dernière capitulation. Les derniers investisseurs liquident leurs positions en or et en mines. Nous pensons dès lors qu'à court terme, la volatilité sera encore élevée. Le mois de juillet a probablement marqué le début de la fin de la baisse du cours de l'or et des mines aurifères. Alors qu'il y a cinq ans, une mine aurifère (nord-américaine) capitalisait encore en moyenne jusque 20 fois ses cash-flows, ce ratio est retombé à 4,8. Et c'est aujourd'hui, justement, que beaucoup estimeraient judicieux de liquider ces actions. Il est certes toujours malaisé de prédire un moment avec précision, mais nous pensons que le métal précieux atteindra un plancher de plusieurs années dans le courant des six prochains mois. Nous comptons bien miser activement sur cette évolution. Après la chute de juillet, le cours de l'or et des mines a rebondi ces dernières semaines, précisément jusqu'au niveau où la baisse s'est amorcée. Les indicateurs sous-jacents suggèrent cependant que le redressement ne se poursuivra pas. Compte tenu de la volatilité élevée lors de la formation de plancher, nous prévoyons d'abord des planchers inférieurs au cours des prochains mois et semaines pour l'or et les mines aurifères. C'est pourquoi nous préférons vendre notre position dans Market Vectors Goldminers (ticker GDX) en vue d'un rachat ultérieur à bien meilleur compte. Nous abaissons aussi temporairement notre conseil.