S'il est un secteur qui participe pleinement à la vague de fusions et d'acquisitions actuellement, c'est bien le pharma/biotech. L'illustration la plus parfaite en est l'annonce cette semaine (lire aussi Marchés en graphiques) de la mégafusion de Pfizer avec Allergan, le producteur du célèbre Botox. Sur la base des rapports d'échange, la transaction vaut environ 160 milliards USD, soit davantage même que celle entre ABInBev et SABMiller !
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S'il est un secteur qui participe pleinement à la vague de fusions et d'acquisitions actuellement, c'est bien le pharma/biotech. L'illustration la plus parfaite en est l'annonce cette semaine (lire aussi Marchés en graphiques) de la mégafusion de Pfizer avec Allergan, le producteur du célèbre Botox. Sur la base des rapports d'échange, la transaction vaut environ 160 milliards USD, soit davantage même que celle entre ABInBev et SABMiller !Si cette vague d'acquisitions et de fusions semble actuellement à son paroxysme, la plupart des observateurs sont convaincus qu'elle n'est pas encore proche de la fin. En 2016, de nombreux candidats à la reprise devraient encore se manifester. Les regards sont d'abord tournés vers Johnson&Johnson (J&J). Le mastodonte dispose de réserves liquides suffisantes et pourrait même contracter plus de 40 milliards de dettes en complément. Si ce n'est que l'entreprise n'a pas pour habitude de réaliser d'importantes acquisitions dans le secteur pharma. Ensuite, il y a la plus grande entreprise biotechnologique (en termes de capitalisation boursière) Gilead Sciences, qui a indiqué vouloir procéder à une acquisition. Cette société a connu une expansion rapide ces dernières années sur le marché de l'hépatite C et sait qu'elle est proche des ventes maximales. D'autres géants pharma et biotech disposant de réserves abondantes pour s'engager sur la voie d'une reprise sont notamment Roche, AbbVie, Biogen et Amgen. Notons cependant que le fait de disposer de la capacité nécessaire ne signifie pas forcément qu'il faille procéder à une acquisition (en tout cas à brève échéance).Sensibilité à la repriseIl existe des entreprises pharma dont les analystes prévoient plutôt qu'elles pourraient fermer une ou plusieurs divisions en 2016. Sanofi, par exemple, a déjà indiqué qu'il souhaitait vendre la médecine vétérinaire et les médicaments génériques. Dans le cas de Novartis, les experts citent notamment Alcon, le leader mondial des maladies oculaires. Notre valeur de portefeuille GlaxoSmithKline est rarement épinglée parmi les repreneurs potentiels, mais plutôt parmi les proies. Répétons cependant que nous ne nous sommes pas positionnés sur cette valeur pour tirer profit d'une éventuelle acquisition. Nous privilégions le dividende stable et un redressement de la croissance du bénéfice dans les prochaines années. Une scission de " Consumer Healthcare " pourrait être une option.D'autre part, nous n'avons pas caché voir en Vertex Pharmaceuticals une proie idéale pour, par exemple, J&J, Gilead ou Biogen. Le leader du segment de la mucoviscidose prévoit du reste de réaliser une forte croissance de son chiffre d'affaires et de son bénéfice. Nous ne pouvons exclure l'intégration de sociétés biotech belges en portefeuille. La valeur citée le plus souvent est MDxHealth. Bone Therapeutics n'est sans doute pas assez avancé dans son développement. Ablynx devrait également susciter un intérêt de plus en plus vif à l'international l'an prochain. La société gantoise s'apprête à connaître une année décisive. Pas en tant que proie future, mais pour les nouvelles étapes franchies en termes de croissance (lire aussi notre Flash).