Le plan de financement lié à l'acquisition de 15 pétroliers VLCC (Very Large Crude Carriers) pour 980 millions USD a été bouclé : 735 millions USD de nouveaux emprunts, complétés par deux augmentations de capital pour un montant total de 350 millions USD, à chaque fois à 6,7 EUR par action. Début février, Euronav avait déjà procédé à l'augmentation classique au sein du capital admis (maximum 10% de la capitalisation boursière), à l'issue de laquelle 50 millions USD ont été collectés auprès d'investisseurs institutionnels par l'émission de 5,4 millions d'actions. Moins classique, et absolument regrettable, car peu respectueuse des actionnaires (particuliers) : la décision de réserver aux institutionnels la deuxième grande augmentation de capital, prévue en mai pour 300 millions USD. Il s'agit pourtant d'une opération de grande ampleur, qui prévoit l'émission de 32,8 millions d'actions nouvelles alors que l'on compte actuellement 86,8 millions d'actions en circulation. Fin novembre 2013, on n'en rece...

Le plan de financement lié à l'acquisition de 15 pétroliers VLCC (Very Large Crude Carriers) pour 980 millions USD a été bouclé : 735 millions USD de nouveaux emprunts, complétés par deux augmentations de capital pour un montant total de 350 millions USD, à chaque fois à 6,7 EUR par action. Début février, Euronav avait déjà procédé à l'augmentation classique au sein du capital admis (maximum 10% de la capitalisation boursière), à l'issue de laquelle 50 millions USD ont été collectés auprès d'investisseurs institutionnels par l'émission de 5,4 millions d'actions. Moins classique, et absolument regrettable, car peu respectueuse des actionnaires (particuliers) : la décision de réserver aux institutionnels la deuxième grande augmentation de capital, prévue en mai pour 300 millions USD. Il s'agit pourtant d'une opération de grande ampleur, qui prévoit l'émission de 32,8 millions d'actions nouvelles alors que l'on compte actuellement 86,8 millions d'actions en circulation. Fin novembre 2013, on n'en recensait encore que 53,2 millions; d'ici à mai, ce nombre doublera largement pour atteindre 119,7 millions. Aux 38,3 millions d'actions nouvelles provenant des augmentations de capital précitées se sont en effet ajoutées 28,2 millions d'actions supplémentaires provenant de la conversion d'obligations convertibles, chaque fois à un cours de conversion - fixé lors de l'émission - inférieur à 6 EUR par action. Euronav profite donc habilement de la forte hausse du cours de Bourse pour renforcer sa base capitalistique. Entretemps, le dernier trimestre 2013 s'est à nouveau clôturé dans le rouge. Le fort redressement des tarifs est intervenu trop tard et Euronav a essuyé une perte de 21,9 millions USD (0,43 USD par action). Le tarif journalier moyen pour les pétroliers VLCC s'est établi à 24.000 USD par jour (18.300 USD sur base annuelle), contre 12.800 USD au 4e trimestre 2012 (19.200 USD sur base annuelle). La perte nette pour 2013 s'élève ainsi à 88,3 millions USD, soit 1,76 USD par action, contre 2,38 USD par action en 2012. Le 1er trimestre est en tout cas plus prometteur, avec des tarifs journaliers moyens de 38.500 USD pour les VLCC en janvier. Mais les tarifs ont à nouveau beaucoup baissé ces dernières semaines, ce qui démontre que la reprise du marché reste très fragile. Malgré l'excellent deal pour Euronav, l'investisseur particulier n'a donc d'autre option que d'attendre pour l'instant. L'énorme dilution n'offre en effet presque aucun potentiel de cours à brève échéance. Les investisseurs (plus) actifs peuvent même réduire leurs positions. A conserver/attendre (rating 3C). A la suite de la publication des résultats annuels, pouvez-vous faire le point sur l'action Polarcus ?Spécialiste des services sismiques en 3D, l'entreprise norvégienne Polarcus dispose d'une flotte ultramoderne de 7 navires équipés des technologies les plus avancées en sismique et en navigation. Au début de l'année 2013, les analystes lui promettaient encore un bénéfice net de 1,2 NOK pour 2013. Mais ces objectifs se sont rapidement révélés trop ambitieux et après neuf mois, le compteur affichait 0,43 NOK par action. Le 4e trimestre s'est clôturé sur un chiffre d'affaires (CA) de 123,3 millions USD (-12,2% par rapport à la même période en 2012; 7,8% de moins qu'au 3e trimestre). Le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'élevait à 50,8 millions USD (-10,27%) et le bénéfice opérationnel à 24,5 millions USD (-11,5%). Le bénéfice net a cependant progressé à 7,4 millions USD (contre une perte de 3,3 millions USD l'an dernier en raison d'une dépréciation unique de 7,4 millions USD). Sur base annuelle, le CA a gagné 0,5% à 532,2 millions USD. Une meilleure maîtrise des coûts a fait bondir l'EBITDA de 11,4%, à 211,9 millions USD et l'EBIT de 19,5%, à 118,1 millions USD. La réduction de la position nette d'endettement (644,3 millions USD contre 749,8 millions USD fin 2012, grâce à la vente du Polarcus Samur en février 2013) à un taux d'intérêt moyen plus bas a réduit les charges financières de 11,5% à 73,8 millions USD. Le résultat net s'élève à 0,086 USD ou 0,52 NOK par action, contre 0,02 USD ou 0,11 NOK par action en 2012. Pour 2014, l'entreprise table sur un EBITDA situé entre 230 et 250 millions USD, et les analystes attendent un bénéfice de 0,7 NOK par action. Fin décembre, on a appris que Polarcus avait un nouvel actionnaire principal en la personne de One Equity Partner - le fonds private-equity de JPMorgan -, qui détient aujourd'hui 85,7 millions d'actions, soit 16,89% du capital. La première position de 76,6 millions d'actions, soit 15,1%, a été acquise le 20 décembre à 4,5 NOK par action. La brièveté des missions affecte la prévisibilité des résultats, mais la flotte moderne de Polarcus est bien positionnée pour enregistrer de bons résultats sur les marchés de croissance de la sismique en 3D au cours des années à venir. A 7 fois les bénéfices attendus pour 2014 et moyennant un rapport valeur d'entreprise/EBITDA attendu de 4,4 pour 2014, l'action conserve une valorisation attrayante. Digne d'achat (rating 1C).