Les résultats définitifs pour le 1ersemestre d'Euronav étaient en tous points conformes aux chiffres publiés dans le rapport intérimaire du 28juillet. Pour le 2etrimestre, ceux-ci faisaient état d'un bénéfice net inférieur aux prévisions de 40,1millions USD, un recul de 56,5% par rapport à l'an dernier (92,4milliers USD), lequel est cependant imputable en grande partie à une perte comptable unique de 24,2millions USD sur le démantèlement de quatre joint-ventures 50/50 avec Bretta Tanker Holdings. Euronav a confirmé sa politique de dividende consistant à distribuer 80% du résultat net hors plus-value unique chaque année, mais a déçu en annonçant un dividende intérimaire de 0,55USD par action (date ex-dividende: 20septembre). Compte tenu d'un résultat net disponible de 140millions USD ou 0,88USD par action pour le 1ersemestre, il ne représente en effet qu'un ratio de distribution d'à peine 62,5%. Euronav veut cependant conserver la possibilité de limiter le dividende intérimaire en fonction des ...

Les résultats définitifs pour le 1ersemestre d'Euronav étaient en tous points conformes aux chiffres publiés dans le rapport intérimaire du 28juillet. Pour le 2etrimestre, ceux-ci faisaient état d'un bénéfice net inférieur aux prévisions de 40,1millions USD, un recul de 56,5% par rapport à l'an dernier (92,4milliers USD), lequel est cependant imputable en grande partie à une perte comptable unique de 24,2millions USD sur le démantèlement de quatre joint-ventures 50/50 avec Bretta Tanker Holdings. Euronav a confirmé sa politique de dividende consistant à distribuer 80% du résultat net hors plus-value unique chaque année, mais a déçu en annonçant un dividende intérimaire de 0,55USD par action (date ex-dividende: 20septembre). Compte tenu d'un résultat net disponible de 140millions USD ou 0,88USD par action pour le 1ersemestre, il ne représente en effet qu'un ratio de distribution d'à peine 62,5%. Euronav veut cependant conserver la possibilité de limiter le dividende intérimaire en fonction des conditions de marché. Et celles-ci se sont à nouveau détériorées ces dernières semaines, les tarifs de location des pétroliers sur le marché spot étant retombés sous le break-even (niveau auquel l'entreprise ne réalise ni bénéfice, ni perte). La direction s'est également montrée plus prudente que fin juillet, et a signalé que l'habituel creux estival aura sans doute un effet négatif sur le 4etrimestre, traditionnellement meilleur. La valeur de marché des navires a également baissé, et Euronav en a d'ailleurs profité pour acheter deux VLCC (Very Large Crude Carriers d'une capacité maximale de 320.000tonnes) en construction pour 84,5millions USD par navire, avec réception cette année encore. À titre de comparaison: les quatre VLCC achetés en 2015 avaient coûté 96millions USD chacun. Les perspectives à long terme restent intactes, avec comme principal facteur positif l'augmentation structurelle de la demande de pétrole, combinée à l'allongement structurel des routes de navigation et au carnet de commandes gérables de nouveaux navires. Il est clair qu'Euronav veut profiter des prix historiquement bas pour encore acheter de nouveaux bâtiments. Le ton plus sombre et le dividende intérimaire inférieur aux prévisions ont cependant inquiété le marché, qui a renvoyé l'action à son plus-bas depuis 2014. L'action n'est pas chère à 0,7fois la valeur comptable, respectivement 5,9fois et 8,5fois le bénéfice attendu en 2016 et 2017. Nous confirmons le conseil d'achat (rating 1B). Black Earth Farming est un propriétaire et exploitant de terres agricoles actif dans la très fertile région des Terres noires, dans le sud-ouest de la Russie. Le cours de l'action a bondi de 15% début août après l'ouverture par l'entreprise de négociations sur la vente d'un lot de terres agricoles et d'actifs. Ces dernières années, deux transactions ont déjà été réalisées avec succès: une plus-value avant impôts de 7,2millions USD sur la vente de 35.554hectares (ha) en 2014, et une plus-value de 9,2millions USD avant impôts sur une vente de 36.600ha en échange de 24.900ha de nouvelles terres à 394USD par ha en 2015. Il est difficile d'estimer leurs chances d'aboutir, mais ces discussions pourraient entraîner une optimisation accrue de la situation des terres et confirmer la sous-valorisation des terres exploitables dans les comptes, dont une partie est toujours évaluée à leur prix d'achat historique de 128USD l'hectare. La superficie des terres sous contrôle a baissé de 330.000ha, dont 216.000ha en propriété en 2009, à 257.000 ha, dont 227.000ha en propriété aujourd'hui. La superficie plantée s'élevait à 149.300ha en 2015, contre 230.900ha en 2011. En raison d'un printemps exceptionnellement humide, cette année a été marquée par une nouvelle baisse à 134.000ha (-10,2%). L'élément crucial est toutefois que l'optimisation de la superficie agricole et l'application des techniques agricoles les plus modernes ont entraîné de forts gains de productivité. Le rendement par hectare s'est amélioré de 2tonnes en 2011 à 2,8tonnes en 2014, et même 3,8tonnes l'an dernier. La visibilité pour cette année est encore limitée, mais avec 36% du blé d'hiver récolté (28,6% de la superficie plantée), le rendement à l'hectare a atteint un niveau record de 4,9tonnes (3,5tonnes l'an dernier), alors que pour l'orge (13,1% de la superficie plantée), on note une baisse de 3,2tonnes à 2,8tonnes par hectare après 28% de la récolte. Le chiffre d'affaires a progressé de 57,3% à 53,8millions USD au 1ersemestre grâce à une hausse des volumes de 62,5% (228.200tonnes) et une baisse moyenne des prix de vente de 5,4%. Le résultat net apuré s'élevait à 5,2millions USD (0,02USD par action), contre -2,4millions USD l'an dernier (-0,01USD par action). La position nette d'endettement a reculé de 31,5millions USD fin 2015 à 27,6millions USD. Les prix agricoles pèsent sur les résultats, mais compte tenu de la forte amélioration de la rentabilité et de la sous-valorisation des terres agricoles, Black Earth Farming reste digne d'achat (rating 1C).