Ceux qui veulent quand même investir dans le gaz naturel peuvent également passer par les marchés d'actions. C'est notamment possible avec l'ISE Revere Natural Gas Index Fund de l'émetteur américain First Trust Advisors (http://www.ftportfolios.com). Ce tracker, qui possède la structure juridique d'un ETF (il ne s'agit donc pas d'un emprunt subordonné comme dans le cas d'un ETN) est coté sur le New York Stock Exchange depuis mai 2007 (ticker : FCG). Il existe plusieurs ETF sur l'énergie, mais sa spécialisation dans les actions liées au gaz naturel rend ce produit assez unique. Sa valeur sous-jacente est l'ISE Revere Natural Gas Index, qui se compose actuellement de 25 entreprises. Pondération et composition sont réajustées chaque trimestre en fonction d'une série de critères. Les entreprises qui figurent dans l'indice doivent réaliser la majeure partie de leur CA dans l'exploration et/ou la production de gaz naturel. Par ailleurs, l'indice applique plusieurs normes minimales en matière de capitalisation boursière et de liquidité. La majorité des entreprises ont leur...

Ceux qui veulent quand même investir dans le gaz naturel peuvent également passer par les marchés d'actions. C'est notamment possible avec l'ISE Revere Natural Gas Index Fund de l'émetteur américain First Trust Advisors (http://www.ftportfolios.com). Ce tracker, qui possède la structure juridique d'un ETF (il ne s'agit donc pas d'un emprunt subordonné comme dans le cas d'un ETN) est coté sur le New York Stock Exchange depuis mai 2007 (ticker : FCG). Il existe plusieurs ETF sur l'énergie, mais sa spécialisation dans les actions liées au gaz naturel rend ce produit assez unique. Sa valeur sous-jacente est l'ISE Revere Natural Gas Index, qui se compose actuellement de 25 entreprises. Pondération et composition sont réajustées chaque trimestre en fonction d'une série de critères. Les entreprises qui figurent dans l'indice doivent réaliser la majeure partie de leur CA dans l'exploration et/ou la production de gaz naturel. Par ailleurs, l'indice applique plusieurs normes minimales en matière de capitalisation boursière et de liquidité. La majorité des entreprises ont leur siège aux Etats-Unis et au Canada, mais le groupe norvégien StatoilHydro, par exemple, y figure également. Le 5 août, les cinq plus grandes positions étaient :Goodrich Petroleum 7,17%Forest Oil 4,76%Chesapeake Energy4,73%Noble Energy4,27%Penn Virginia Corp.4,26%Outre le gaz naturel et le gaz de schiste, la plupart de ces entreprises sont également actives dans la production de pétrole (de schiste). Par conséquent, il n'existe pas de relation univoque entre les cours des actions et le prix des futures sur le gaz naturel. Mais c'est également le cas pour les actions pétrolières et le prix des futures sur le pétrole. Malgré le repli du cours du gaz naturel, FCG s'est montré assez performant avec un rendement de 11% depuis le début de cette année. L'augmentation du cours du pétrole a joué un rôle de tampon. Les frais de gestion s'élèvent à 0,6% par an. Le tracker dispose actuellement de 445 millions USD en gestion. Avec un volume de transactions moyen de 300.000 titres par jour (et même 400.000 sur les 30 dernières séances de négociations), la liquidité est suffisante.Nous avons déjà évoqué que le gaz naturel était un concurrent du charbon (charbon thermique) dans la production d'électricité. Les producteurs d'électricité décident de la matière première qu'ils privilégient selon l'évolution des prix. La part du charbon dans la production totale d'électricité aux Etats-Unis atteindra 40% cette année, contre 37% en 2012. Par ailleurs, le charbon est également utilisé dans la production d'acier. Dans ce cas, il est question de "charbon métallurgique". Le ralentissement de la croissance économique en Chine a entraîné une baisse de la demande d'acier. De ce fait, la demande de minerai de fer et de charbon a diminué. Depuis avril, le cours du gaz naturel a subi une correction de près de 25%, une évolution défavorable pour le charbon. L'effet de substitution intervient avec retard, mais une nouvelle baisse du prix du gaz naturel pèserait sur la demande de charbon. Invesco a décidé cette année de retirer le PowerShares Global Coal Portfolio (PKOL) du marché. En raison d'un manque d'intérêt des investisseurs, le tracker a été liquidé en mars. Tous les actifs ont été vendus et le produit de la vente a été reversé aux actionnaires, ce qui a accru la pression vendeuse sur plusieurs actions.Avec la disparition de PKOL, Market Vectors Coal ETF est désormais le seul tracker liquide permettant d'investir dans l'industrie du charbon (principalement nord-américaine). Ce tracker appartient à la famille Market Vectors de l'émetteur Van Eck Global et existe depuis janvier 2008. Il est coté sur le NYSE (ticker : KOL) et les frais annuels de gestion s'élèvent à 0,59%. Le tracker réplique la performance de l'indice Market Vectors Global Coal composé de 34 entreprises. Ensemble, les Etats-Unis et le Canada abritent 54% des entreprises de l'indice. Ils sont suivis de la Chine (16%) et de l'Indonésie (9%). Au 31 juillet (les chiffres disponibles les plus récents), les cinq plus grandes participations étaient :Consol Energy 8,38%China Shenhua 8,25%Joy Global7,16%Peabody Energy6,48%Exxaro Resources 5,16%KOL a un peu plus de 150 millions USD d'actifs sous gestion et le volume de transactions moyen s'élevait à 135.000 titres par jour ces trois derniers mois. En raison du sentiment négatif qui entoure le charbon (et les actions du secteur), le KOL a plongé cette année. Le rendement négatif depuis le début de cette année atteignait ainsi près de 30% au début du mois, mais la plupart des actions charbonnières ont rebondi la semaine dernière après un rapport positif de Moody's, affirmant que le pire était passé pour le secteur. Les limitations de la production doivent mettre un terme à la suroffre de charbon métallurgique. Une reprise de l'activité économique favoriserait également la demande d'acier (et indirectement de charbon). La World Steel Association prévoit une croissance de 3% de la consommation globale d'acier. Dans le cas du charbon thermique, les réserves ont nettement diminué ces derniers mois. La reconstitution des stocks pourrait entraîner un redressement de la demande. Les résultats trimestriels supérieurs aux attentes de Peabody Energy, le premier producteur d'acier des Etats-Unis, semblent également attester d'un renversement de tendance dans l'industrie charbonnière.