Fin septembre, nous présentions plusieurs scénarios acheteurs sur Umicore. Un peu plus de trois mois plus tard, l'action s'échange à un niveau presque inchangé. La fourchette de prix est également restée assez réduite pendant cette période. Entretemps, Umicore a publié des résultats trimestriels qui peuvent être considérés comme assez positifs compte tenu des conditions de marché difficiles. Lors du Capital Markets Day de septembre, la direction a expliqué comment elle comptait doubler le bénéfice opérationnel récurrent d'ici 2025. La division Recyclage, qui prend à son compte 40% du bénéfice opérationnel, devra y apporter une contribution importante. L'expansion de cette division a été finalisée fin 2015 et la capacité disponible augmentera de 40% à partir de cette année. Umicore est donc à même de recycler des volumes de métaux précieux beaucoup plus importants, ce qui devrait doper le chiffre d'affaires. L'impact sur la rentabilité dépendra cependant de l'évolution du cours de ces métaux, un élément sur lequel l'entreprise n'a aucune prise. Mais il est un fait que ces cours se situent à des niveaux au plancher sur plusieurs années et que le risque de baisse n'est guère élevé à ce stade. Le chiffr...

Fin septembre, nous présentions plusieurs scénarios acheteurs sur Umicore. Un peu plus de trois mois plus tard, l'action s'échange à un niveau presque inchangé. La fourchette de prix est également restée assez réduite pendant cette période. Entretemps, Umicore a publié des résultats trimestriels qui peuvent être considérés comme assez positifs compte tenu des conditions de marché difficiles. Lors du Capital Markets Day de septembre, la direction a expliqué comment elle comptait doubler le bénéfice opérationnel récurrent d'ici 2025. La division Recyclage, qui prend à son compte 40% du bénéfice opérationnel, devra y apporter une contribution importante. L'expansion de cette division a été finalisée fin 2015 et la capacité disponible augmentera de 40% à partir de cette année. Umicore est donc à même de recycler des volumes de métaux précieux beaucoup plus importants, ce qui devrait doper le chiffre d'affaires. L'impact sur la rentabilité dépendra cependant de l'évolution du cours de ces métaux, un élément sur lequel l'entreprise n'a aucune prise. Mais il est un fait que ces cours se situent à des niveaux au plancher sur plusieurs années et que le risque de baisse n'est guère élevé à ce stade. Le chiffre d'affaires provenant des pots catalytiques pour voitures, deuxième activité importante du groupe, a progressé de 19% au 3e trimestre. Le durcissement des normes environnementales devrait garantir l'expansion constante de cette division. Les matériaux pour les batteries rechargeables constituent le troisième pôle d'activités d'Umicore. Il a enregistré une croissance de 24% au troisième trimestre, et la tendance devrait se poursuivre en 2016 compte tenu de la forte demande pour différentes applications (notamment les véhicules électriques). Umicore n'est certainement pas sous-valorisée (C/B de 16), mais est à peu près exempte de dettes et distribue un dividende.Umicore est toujours digne d'achat, et cela vaut aussi pour les produits à levier qui y sont liés. Les investisseurs prudents choisiront de préférence une barrière désactivante inférieure à 30 EUR.Fin septembre, nous avions présenté un scénario acheteur sur Volkswagen quelques semaines après la révélation du dieselgate. Parier sur une hausse de l'action Volkswagen à ce moment était un choix nettement à contre-courant. Le scandale faisait tache d'huile et l'action était en chute libre. Des scénarios catastrophes circulaient déjà, mais comme souvent, les conséquences se sont avérées moins graves que prévu initialement. Le moment que nous avions choisi était à peu près parfait et l'action a atteint un plancher juste au-dessus de la barre des 90 EUR. Depuis la mi-novembre surtout, elle évolue à nouveau favorablement. Certes, l'action Volkswagen s'échange aujourd'hui à peine à un cinquième de son niveau d'avant le dieselgate et tous les problèmes ne sont pas résolus, loin de là. Mais l'important, pour les investisseurs, est cependant que la situation est désormais plus claire et que le scandale a cessé de s'étendre. Il concerne 11 millions de véhicules dans le monde, dont 8 millions en Europe. Volkswagen a déjà trouvé un accord sur les mesures techniques à prendre et les modifications commenceront début 2016. En revanche, on ne connaît pas encore le montant des réparations financières et des frais juridiques. Le coût total du scandale est par conséquent difficile à chiffrer, mais les analystes estiment qu'il pourrait atteindre 30 milliards EUR. Volkswagen dispose de moyens financiers suffisants et a déjà contracté les crédits nécessaires. Les ventes résistent mieux que prévu. Surtout en dehors des Etats-Unis, le consommateur ne semble pas faire grand cas du scandale. Volkswagen fait preuve d'une grande humilité et n'affiche plus l'ambition de devenir le premier constructeur automobile mondial. Par ailleurs, tous les bonus ont été supprimés et le budget d'investissement pour 2016 a été réduit d'un milliard EUR. Les turbos présentés ont gagné 80% et 160%. Le turbo sur l'entreprise mère Porsche proposé à titre d'alternative a également progressé de plus de 70%.Les rendements enregistrés sur les produits à effet de levier Volkswagen sont spectaculaires, et on peut dès lors envisager une prise de bénéfice partielle, voire totale. Une stratégie pourrait consister à retirer la mise et à conserver " gratuitement " le restant de la position. A la mi-octobre, le cours du gaz naturel est retombé à son plus bas niveau depuis le printemps de 2012, lorsque le marché était en suroffre. Auparavant, il faut remonter au siècle passé pour retrouver des cours (compte tenu de l'inflation) inférieurs à 2 USD pour 1 million de British Thermal Units sur les tables de cotation. Nous avions opté pour un scénario acheteur au motif que les éléments négatifs autour du gaz naturel étaient connus et déjà intégrés dans les cours. Mais ce n'était manifestement pas le cas, du moins pas entièrement. L'offensive hivernale espérée n'a pas eu lieu, et elle ne semble pas prévue dans l'immédiat. Le phénomène météorologique El Niño, qui engendre un hiver extrêmement doux, est néfaste pour la demande de gaz naturel. Les réserves se trouvent ainsi à un niveau record pour cette époque de l'année. Au rythme de production actuelle et à demande inchangée, la capacité de stockage risque même d'être insuffisante dans quelques mois. La production n'a guère baissé, et on table désormais sur une hausse de 4% par rapport à l'année précédente, à 72 milliards de pieds cubes par jour. Pourtant, il y a plusieurs motifs d'espoir. Ainsi le gaz devrait-il profiter en 2016 d'une augmentation des exportations consécutive à la mise en service d'un pipeline vers le Mexique. De plus, les exportations de gaz naturel liquide (GNL) devraient démarrer peu à peu. Le gaz naturel est en pleine tempête, mais avec des cours au plus bas sur deux décennies, le plancher ne devrait plus être très loin. Pour les produits à effet de levier assortis de barrières désactivantes plus élevées, il est malheureusement trop tard. Depuis le plancher de la mi-décembre, le cours du gaz naturel a à nouveau rebondi de 30%.