Le canadien enCore Energy a pour ambition de devenir l'un des principaux producteurs d'uranium aux Etats-Unis, en utilisant la méthode de la lixiviation in situ (ISL). Le fondateur et président du conseil d'administration, Bill Sherriff, s'est entouré pour cela d'une équipe de choc.
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Le canadien enCore Energy a pour ambition de devenir l'un des principaux producteurs d'uranium aux Etats-Unis, en utilisant la méthode de la lixiviation in situ (ISL). Le fondateur et président du conseil d'administration, Bill Sherriff, s'est entouré pour cela d'une équipe de choc.Le groupe est passé à la vitesse supérieure fin 2020, en rachetant les actifs d'uranium américains de Westwater Resources, dont deux sites de production sous licence au Texas (Rosita, en production dès 2023, avec un contrat d'achat au prix du marché déjà signé, et Kingsdom, pour une capacité cumulée de 1,6 million de livres d'U3O8). Mais le principal potentiel du groupe réside dans son vaste portefeuille d'actifs situés au Nouveau-Mexique, premier gisement uranifère des Etats-Unis. La mise en production n'y commencera toutefois qu'en 2027 au plus tôt. Pour combler l'intervalle entre les mises en service des actifs au Texas et au Nouveau-Mexique, enCore s'est offert Azarga Uranium, qui détient une série de projets, dont Dewey Burdock (Dakota du Sud), lequel devrait entrer en production fin 2024/début 2025 (coût: 31,5 millions de dollars) et produire 14,3 millions de livres d'U308 en 16 ans, et Gras Hills (Wyoming), qui fournira 0,9 million de livres d'U3O8 par an pendant sept ans, dès 2026 ou 2027. L'acquisition double les ressources d'enCore, à environ 100 millions de livres d'U3O8. Approuvée par les actionnaires, la transaction (exclusivement en actions) sera bientôt finalisée et le groupe fusionné affichera une valeur boursière de quelque 530 millions de dollars canadiens (CAD), dont environ 30% grâce à Azarga. D'autres acquisitions encore sont à l'étude; le groupe dispose de 20 millions CAD de liquidités à cette fin. La prochaine étape importante sera l'introduction au Nasdaq, fin 2021, qui offrira au groupe un maximum de liquidités et d'attention. Depuis que nous la suivons, le cours de l'action a été multiplié par cinq. Ceux qui se sont positionnés tôt doivent évidemment prendre une partie de leurs bénéfices. Mais il ressort de l'analyse des fondamentaux que le marché de l'uranium est en début de phase haussière. Nous recommandons par conséquent toujours l'achat du titre (rating 1C), auquel l'entrée sur le Nasdaq devrait donner une nouvelle impulsion.