EMX Royalty, société canadienne de royalties fondée en 2003 et cotée à la Venture Exchange de Toronto et à New York (ticker EMX), gère un portefeuille de plus de 200 royalties en Amérique du Nord, au Chili, en Scandinavie, Serbie, Turquie, Russie et Australie. Avec une capitalisation boursière de 298 millions de dollars, EMX est plus petite que Franco-Nevada (FNV; capitalisation boursière de 28,2 milliards USD), Wheaton Precious Metals (WPM; 21,4 milliards USD) ou enco...

EMX Royalty, société canadienne de royalties fondée en 2003 et cotée à la Venture Exchange de Toronto et à New York (ticker EMX), gère un portefeuille de plus de 200 royalties en Amérique du Nord, au Chili, en Scandinavie, Serbie, Turquie, Russie et Australie. Avec une capitalisation boursière de 298 millions de dollars, EMX est plus petite que Franco-Nevada (FNV; capitalisation boursière de 28,2 milliards USD), Wheaton Precious Metals (WPM; 21,4 milliards USD) ou encore Sandstorm Gold (1,6 milliard USD). Alors que ses grandes rivales se concentrent sur la conclusion d'accords de streaming et l'achat de royalties sur des projets existants, EMX est spécialisée dans la découverte de nouveaux projets, puis la recherche d'un partenaire pour l'exploration et éventuellement le développement d'une mine; la société perçoit alors des royalties sur la production future, des paiements d'étape ou des dividendes lors du développement, et parfois une participation au capital de l'acquéreur. EMX cible surtout des projets de cuivre et d'or dans l'ouest des Etats-Unis et de métaux pour batteries en Scandinavie. Des projets de préférence à un stade peu avancé, requérant donc moins de capital. Le nombre d'actions EMX en circulation n'a augmenté que de 18% depuis 2013, contre 30% pour FNV et 90% pour Sandstorm Gold. En revanche, les recettes sont encore maigres (5,1 millions de dollars canadiens (CAD) en 2019 et 7,2 millions en 2020), et moins prévisibles que celles de la concurrence. EMX compte pour l'heure quatre projets productifs; elle en aura deux de plus d'ici à la fin de 2021. A partir de 2019, l'action a rattrapé son retard par rapport à celles de grands concurrents grâce à la vente, pour 69 millions de dollars, d'un projet russe de cuivre et d'or. Elle a même fait mieux que le secteur en 2020. L'actionnariat est de qualité: la direction et les administrateurs détiennent 15,5% des parts, Newmont 5,8% et Sprott Global 5,6%. Au 31 mars, EMX disposait de 49,2 millions CAD en espèces et de 15,7 millions en investissements dans diverses sociétés, soit au total 18% de sa capitalisation boursière. FNV et WPM (et Sandstorm, selon nous sous-valorisé) restent pour nous le premier choix pour qui veut investir dans des sociétés de royalties sur métaux précieux. Bien géré, EMX Royalty a toutefois sa place dans un portefeuille plus large (rating 1B).