Il ne saurait en être autrement: les marchés seront fortement influencés l'an prochain par la perspective de l'élection présidentielle américaine, programmée pour le début du mois de novembre. Souvenez-vous, il y a trois ans, quand la Bourse américaine craignait une victoire de Donald Trump, avant de se raviser au sortir même des urnes! A New York, en tout cas, Wall Street compte parmi les rues de la métropole où le 45e président des Etats-Unis reste très apprécié: l'indice Standard&Poor's 500 a gagné 50% exactement depuis que Donald Trump l'a emporté sur Hillary Clinton.
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Il ne saurait en être autrement: les marchés seront fortement influencés l'an prochain par la perspective de l'élection présidentielle américaine, programmée pour le début du mois de novembre. Souvenez-vous, il y a trois ans, quand la Bourse américaine craignait une victoire de Donald Trump, avant de se raviser au sortir même des urnes! A New York, en tout cas, Wall Street compte parmi les rues de la métropole où le 45e président des Etats-Unis reste très apprécié: l'indice Standard&Poor's 500 a gagné 50% exactement depuis que Donald Trump l'a emporté sur Hillary Clinton.Du point de vue des investisseurs en actions, l'arrivée au pouvoir du milliardaire fut donc une aubaine. En allégeant considérablement la fiscalité des entreprises, il a permis à l'économie de conserver un rythme de croissance soutenu malgré l'éclatement, en parallèle, du conflit commercial avec la Chine. Le taux de chômage n'ayant plus été aussi bas depuis des décennies, les salaires - et surtout, les plus faibles - ont augmenté et la confiance des consommateurs reste élevée. En contrepartie, Wall Street tolère sans peine les frasques de son président.D'après les quelque 700 stratèges, économistes et gestionnaires actifs à Wall Street récemment interrogés par l'agence Bloomberg, le scénario d'une réélection de Donald Trump est considéré comme très réaliste: non moins de 79% des répondants le donnent en effet vainqueur l'an prochain. S'agit-il d'une prévision, ou de l'expression d'un espoir? La plupart des analystes politiques, américains et étrangers, estiment en tout cas que l'homme pourrait bien se succéder à lui-même. L'économie reste florissante, une large frange de la population vit mieux qu'avant son investiture, et il a tenu, ou à tout le moins tenté de tenir, nombre de ses promesses. Les Démocrates peinent de surcroît toujours à présenter un front uni et un candidat sérieux qui ferait l'unanimité entre eux. Le processus d'impeachment ressemblait initialement à un aveu de faiblesse de leur part et leurs chances d'obtenir une destitution paraissaient nulles; certains témoignages jettent toutefois désormais le discrédit sur l'occupant de la Maison-Blanche.La plupart des répondants au sondage se disent optimistes pour les trois, voire les 12 prochains mois et verraient bien les indices boursiers continuer à multiplier les records. La candidate qu'ils craignent le plus est Elizabeth Warren: pour 96% d'entre eux, si ce professeur âgé de 70 ans, sénatrice démocrate de l'Etat du Massachusetts, devient le 46e président des Etats-Unis, Wall Street chutera de 20 à 25%. Son programme, très "à gauche" selon les normes américaines, prévoit en effet d'instaurer un impôt sur la fortune de 2% au-delà de 50 millions de dollars, et de 3% pour les patrimoines supérieurs au milliard de dollars, entre autres. Wall Street ne tient cependant pas encore compte de ce scénario "catastrophe".