La situation des marchés boursiers internationaux n'est pas à proprement parler idéale au terme de ce premier trimestre 2014. En début d'année, il semblait évident que les places financières poursuivraient leur élan favorable. Pourtant, la réalité fut tout autre. Ce n'est d'ailleurs pas totalement illogique en soi. N'oublions pas que l'année 2013 fut un très bon cru, caractérisé du reste par un mois de décembre exceptionnel. Cette ascension doit à présent être digérée.
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La situation des marchés boursiers internationaux n'est pas à proprement parler idéale au terme de ce premier trimestre 2014. En début d'année, il semblait évident que les places financières poursuivraient leur élan favorable. Pourtant, la réalité fut tout autre. Ce n'est d'ailleurs pas totalement illogique en soi. N'oublions pas que l'année 2013 fut un très bon cru, caractérisé du reste par un mois de décembre exceptionnel. Cette ascension doit à présent être digérée.C'est la raison pour laquelle nous ne devons pas craindre à brève échéance une sensible correction des Bourses. La tendance est toujours haussière et le facteur de soutien de la hausse des dernières années, le taux d'intérêt (extrêmement) faible, est toujours présent. Même si Janet Yellen a déclaré lors de sa première conférence de presse en tant que présidente de la Fed qu'elle abandonnait la référence au taux de chômage de 6,5% et maintenait le taux directeur actuel proche de zéro.Cela signifie-t-il qu'un repli net des Bourses est exclu ? Pas davantage. Ces derniers mois et semaines ont démontré qu'il fallait plus qu'un taux faible pour justifier une hausse des Bourses. Les turbulences en Ukraine démontrent que les tensions géopolitiques peuvent (temporairement) tirer les marchés vers le bas. Un élément est plus fondamental cependant : le rapport entre la croissance bénéficiaire et la valorisation des actions. En 2013, les marchés boursiers ont pu prendre de la hauteur en raison du manque d'alternatives et malgré une croissance décevante des bénéfices d'entreprises. Ce qui a donné lieu à une augmentation des valorisations. Il est clair que les investisseurs sont désormais plus critiques à l'égard des bénéfices d'entreprises, par rapport à l'an dernier. C'est pourquoi nous sommes prudents à l'égard des valeurs indicielles qui ont déjà connu une forte hausse et optons plutôt pour les actions européennes restées en retrait (souvent hors indice). Nous entrevoyons un potentiel au niveau des marchés émergents, à plus forte raison pour les entreprises ciblées sur la consommation de la classe moyenne en plein essor des pays émergents. Le potentiel de marché est certes presque épuisé après la forte hausse des années précédentes, mais plusieurs valeurs individuelles peuvent encore faire la différence.Une comparaison plus logiqueComme nous l'avons déjà annoncé dans la rubrique Questions des lecteurs (lire IB-12B en pages 10-11), nous mettons en pratique la suggestion qui nous a été souvent formulée ces derniers mois et années de ne plus comparer l'évolution de notre portefeuille à celle de notre indice BEL20, mais plutôt à la performance d'un indice boursier international large. Le MSCI World index répond parfaitement à cette définition. Le BEL20 avait l'avantage d'être connu de tous et facile à suivre, mais il ne correspond pas à la composition de notre portefeuille. Nous avons donc fait le choix logique d'adopter comme référence le MSCI World Index, ce qui facilite du reste la comparaison de performances pour cette année, car si le BEL20 a pour l'instant surperformé de 3 à 4% le MSCI World, ce dernier a à nouveau mieux performé à long terme.