L'actualité récente autour de la Chine n'est pas à proprement parler joyeuse. La perception négative des marchés est également liée au krach du mois dernier d'un marché boursier chinois ayant connu précédemment une ascension trop rapide et trop soudaine. Les prix des matières premières ont également implosé. Au cours de la décennie écoulée, la Chine fut en effet le facteur de soutien de la hausse marquée de la demande de métaux (de base). Cette hausse substantielle s'est traduite par un bond des investissements. Or les prix des marchés sont déterminés par l'offre et la demande. Une offre en haus...

L'actualité récente autour de la Chine n'est pas à proprement parler joyeuse. La perception négative des marchés est également liée au krach du mois dernier d'un marché boursier chinois ayant connu précédemment une ascension trop rapide et trop soudaine. Les prix des matières premières ont également implosé. Au cours de la décennie écoulée, la Chine fut en effet le facteur de soutien de la hausse marquée de la demande de métaux (de base). Cette hausse substantielle s'est traduite par un bond des investissements. Or les prix des marchés sont déterminés par l'offre et la demande. Une offre en hausse et une demande en baisse expliquent que nous ayons basculé d'un déficit de la plupart des métaux de base vers un excédent. Nous avons dès lors eu la confirmation que le 'Commodities Supercycle' est révolu depuis un certain temps. L'indice CRB, qui regroupe la quasi-totalité des matières premières, a connu un plafond en 2008 à 475 points, à partir du plancher de 145 points en 2002. Après la crise économique et financière de 2008-2009, un deuxième pic à 375 points a été atteint en 2011, à partir d'un plancher intermédiaire de 100 points au printemps 2009. Depuis lors, l'indice suit une orientation baissière et depuis l'été dernier surtout, on note un sérieux repli (-35%), jusqu'au plancher du printemps 2009.Les prix des matières premières ont à ce point baissé qu'ils sont à nouveau proches, voire inférieurs au coût de production marginal. Nous ne pouvons pas considérer qu'il s'agit d'un plancher, mais à ce niveau, la plupart des producteurs perdent de l'argent. Nous constatons à présent que les investissements ont été considérablement réduits et généralement, que la capacité de production a été allégée. Le début d'un nouvel équilibre de marché. Fin de partieDans le processus, tous les métaux n'ont pas connu le même parcours. Il convient dès lors d'analyser l'évolution de chaque métal individuellement. Dans le cas du platine et du palladium, on note déjà un déficit. La semaine dernière, le prix du platine a baissé de seulement 0,5%. La conclusion que nous pouvons en tirer est que nous avons étoffé trop rapidement le poids du thème " Or & Métaux " de 10 - 15% à 15 - 20%. Ce qui ne fut pas sans incidence pour le portefeuille. Naturellement, à court terme, le repli peut encore s'accentuer, et on peut s'attendre à une volatilité importante. Le constat selon lequel nous sommes déjà revenus au niveau du coût marginal pour l'essentiel des métaux accroît la probabilité que la fin de partie soit désormais entamée, en d'autres termes que la dernière baisse soit amorcée.Il est préférable d'attendre que le plancher soit formé pour compléter les positions dans les matières premières. Nous suivrons le dossier (très) activement. Nous prévoyons en effet de belles opportunités d'achat dans l'année à venir. En effet, dans l'univers des investissements, les années de vaches maigres (tendance baissière) sont toujours suivies d'années de vaches grasses (marchés haussiers), et inversement.