Le temps file. C'est il y a cinq ans précisément que l'Initié de la Bourse paraissait pour la première fois dans les pages du magazine Trends-Tendances. Soixante mois est une durée qui prête à examen.
...

Le temps file. C'est il y a cinq ans précisément que l'Initié de la Bourse paraissait pour la première fois dans les pages du magazine Trends-Tendances. Soixante mois est une durée qui prête à examen.En principe, nous comparons chaque semaine nos propres résultats à la situation au 1er janvier de l'exercice. Si en 2021, la comparaison est exceptionnellement peu flatteuse, le bilan est nettement plus favorable sur cinq ans. Le portefeuille modèle est en effet parvenu à suivre l'évolution de l'indice MSCI World (exprimé en euros), que dominent largement les actions américaines en général, et les géants de la technologie en particulier; mais aussi à battre franchement l'Euro Stoxx 50, l'indice de référence européen, au sein duquel les entreprises à croissance rapide sont rares, ainsi que le Bel 20, plombé par les résultats d'AB InBev. Faire mieux, voire bien mieux, que le marché, exige une approche spécifique. Cela fait plusieurs années que, dans le portefeuille modèle, nous avons ajouté à celle du stock picking une stratégie de sélection par thèmes, des thèmes généralement impopulaires lors de leur sélection. Nous considérons que pour se contenter de suivre le marché, il suffit d'acheter des trackers ou des fonds indiciels, une approche qui s'est toutefois traduite, en 2018 par exemple, par des pertes de 10% en moyenne sur les Bourses européennes. Nous préférons donc identifier, régulièrement, les thèmes et actions les plus prometteurs du moment. Au cours des 60 derniers mois, nos choix ont souvent porté leurs fruits, parfois moins - comme, récemment, avec les biotechnologies et les métaux précieux.Notre préférence à l'égard des biotechs belges nous a ceci dit permis de nous défaire, avec force profits, d'une action comme Ablynx, et de continuer à détenir argenx tout en procédant à des ventes à des multiples du prix d'achat moyen. Une fantastique histoire de croissance comme celle-là compense largement les contrariétés. Les actions des mines d'or et d'argent déçoivent depuis quelques mois. La crise sanitaire a entraîné des déficits budgétaires abyssaux et creusé l'endettement dans le monde entier. C'est pourquoi les banques centrales mettent tout en oeuvre pour compresser les taux d'intérêt réels (inflation nominale), ce qui avait eu l'heur de soutenir les métaux précieux par le passé. Mais le marché, encore inconscient de l'importance de la dette, s'inquiète actuellement du calendrier de réduction des mesures d'assouplissement quantitatif par la banque centrale américaine. En nous plaçant à la tête d'une trésorerie abondante, les sorties partielles auxquelles nous avions su procéder lorsque nécessaire nous avaient beaucoup aidés à battre les indices en 2018, notamment. Une prestation avec laquelle nous devrions pouvoir renouer à l'avenir. *situation au 1/10/2021